Un marché incertain

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Depuis le début de cette année 2022, avec l’invasion de l’Ukraine, un retour du Covid en Chine, une hausse des taux généralisée, c’est tout l’horizon macroéconomique qui est soudainement devenu incertain ! 

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Pour cause, un recul conséquent des actions, symbolisé d’une part par la chute brutale de l’indice de référence S&P 500, et d’autre part par une baisse toute aussi conséquente du Nasdaq qui subit l’écroulement des actions technologiques et plus récemment c’est tout le secteur de la grande distribution qui décroche. Tout cela génère une crainte accrue de marché « bearish ». Ce stress permanent qui s’est emparé des marchés engendre une volatilité importante, à plus forte raison si les cours des marchés sont instables.

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Ce ralentissement, lié à la hausse spectaculaire de prix des matières premières et la fin progressive des mesures de soutien à l’économie après la crise du Covid, commence à se ressentir. Les défaillances d’entreprises sont reparties à la hausse en ce début d’année, et elles devraient se poursuivre dans les prochains mois …

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De ce fait, les investisseurs essayent de trouver des valeurs refuges sur lesquelles ils se replient telles que le dollar, la dette publique, le franc suisse, ou encore l’art.

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Rappelons tout d’abord qu’un marché « bearish » peut être une opportunité pour les investisseurs d’entrer sur le marché. Les produits structurés sont une alternative intéressante pour se protéger à la baisse sur les marchés actions. Une alternative d’investissement intéressante car ils permettent d’investir plus aisément grâce aux barrières de protection du capital. En effet, ils apportent une sécurité supplémentaire dans des contextes de hausse des taux ou d’inflation comme nous le vivons actuellement. 

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Sur un marché incertain, la solution d’un Phoenix Mémoire va permettre de garantir une protection du capital mais également du rendement grâce à « l’effet mémoire » sur les coupons et ainsi supporter plus facilement la volatilité. 

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Phoenix mémoire : le

choix de la sécurité !

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Le Phoenix est l’un des produits structurés phares, cousin de l’Autocall.

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Les produits type « Phoenix » se comportent à maturité de façon identique aux produits type « Autocall ». Différence majeure : la présence d’une barrière de coupon. Celle-ci fera bénéficier l’investisseur d’un mécanisme de versement du coupon conditionnel. À chaque date de constatation jusqu’à maturité, on compare le niveau du sous-jacent à la barrière de coupon.

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Le Phoenix Mémoire est une catégorie de produit structuré qui favorise la sécurité lorsque l’on souhaite investir dans les marchés financiers. Ce produit est de plus en plus en vogue.

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Il se distingue avec un « Coupon Mémoire » permettant à l’investisseur de récupérer les éventuels coupons non versés et mis en mémoire précédemment, uniquement si à la date de constatation le niveau du sous-jacent est supérieur ou égal à la barrière de coupons.

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Mécanisme de remboursement anticipé  

d’un produit Phoenix

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À partir de la fin de la période de « non-call » et ce lors de toutes les constatations, plusieurs scénarios sont possibles :

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Le niveau du sous-jacent est supérieur ou égal à son seuil de remboursement anticipé : Le produit est rappelé, vous récupérez votre capital investi + le coupon de la période en cours + les éventuels coupons mis en mémoire.

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Le niveau du sous-jacent est en dessous de la barrière de remboursement anticipé et connait une baisse mais son niveau reste supérieur à sa barrière de coupon : Le produit continue et vous percevez le coupon de la période en question + les éventuels coupons mis en mémoire.

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Le niveau du sous-jacent connaît une baisse et son niveau est inférieur à sa barrière de coupon : Le produit continue, l’investisseur ne perçoit pas le coupon de la période en cours. Le coupon est mis en mémoire jusqu’à la prochaine constatation où le sous-jacent sera supérieur ou égal à la barrière de coupon. Ainsi, tous les coupons précédemment mis en mémoire seront distribués.

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Exemple de produit de type « Phoenix Mémoire » :

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PHOENIX MEMOIRE ACTION BOUYGUES FÉVRIER 2020

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Lien de la fiche produit sur notre base de données (caractéristiques produit, analyse, suivi coupon) : 

https://www.eavest.com/produits-structures/sg-issuer-phoenix-phoenix-memoire-action-bouygues-fevrier-2020-fr0013467289

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Pourquoi investir dans un

Phoenix Mémoire ? 

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Un Phœnix Mémoire a tout d’abord pour avantage de versé à l’issue de chaque date de constatations un coupon, uniquement si à ce moment le niveau du sous-jacent est supérieur ou égale à sa barrière de coupon. 

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De plus, il offre aux investisseurs une double sécurité :  son mécanisme de « barrière de protection » assure la protection du capital jusqu’à un certain seuil de baisse du sous-jacent et son effet mémoire permet de conserver un rendement important même en cas de baisse du sous-jacent

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Les points clés à retenir

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  • Le Phoenix Mémoire garantit une protection en capital jusqu’à un seuil prédéterminé.

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  • Les Coupons sont versés périodiquement lorsque le sous-jacent est au-dessus de la barrière de coupon.

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  • Le mécanisme de l’Effet mémoire permettant de récupérer les éventuels coupons non versés précédemment, uniquement si à la date de constatation le niveau du sous-jacent est supérieur ou égal à la barrière de coupons.

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Solution d’investissement

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L’équipe EAVEST

23-25 RUE DUMONT D’URVILLE

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Valérie Plagnol a été nommée le 1er novembre dernier en tant que Membre du Collège à la Commission de Régulation de l’Energie.

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Un nouveau défi d’envergure pour cette économiste de talent qui a su se distinguer tout au long de son parcours professionnel. Notamment en tant que conseil en stratégie économique auprès d’importants établissements financiers en France et à l’international, professeur associée à l’EDHEC et membre du Haut Conseil des Finances Publiques.

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Une économiste chevronnée, spécialiste de l’Asie et des Etats-Unis, dotée d’une grande expérience des crises financières, des politiques monétaires et de l’analyse des dettes souveraines.

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Cette nouvelle mission est à la hauteur de ses compétences et de ses ambitions, l’occasion de partager son expertise sur un sujet crucial qui représente un enjeu majeur pour le monde d’aujourd’hui et de demain.

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Nous en profitons pour faire un petit aparté sur les éléments en faveur d’un investissement dans les énergies.

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Suite à la guerre en Ukraine, certains scénarios économiques se dessinent. Le processus de « démondialisation » et les sanctions à l’égard de la Russie entraînent une incertitude importante sur les marchés, ainsi qu’un risque de « stagflation » en Europe. 

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Quelles sont les solutions d’investissements ? Pourquoi miser sur l’énergie ?

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L’énergie constitue encore et toujours un secteur refuge, répondant à des besoins toujours plus importants, en France, en Europe et dans le monde entier. A titre d’exemple, la volonté de décarboner le transport routier pour contribuer au déploiement de la mobilité électrique, représente aujourd’hui une priorité pour une grande partie des pays.

En Bourse, les investisseurs peuvent envisager de miser sur les actions liées à l’énergie, notamment le gaz ou le pétrole. C’est un choix opportuniste, lié à la guerre en Ukraine, qui a eu un impact majeur sur les marchés de produits de base, et en particulier celui de l’énergie.

En effet, depuis le début de l’invasion sur le territoire ukrainien par les troupes russes, le prix du baril de pétrole n’a cessé d’augmenter pour atteindre des niveaux historiques.

En plus d’une envolée des prix de l’énergie, la demande est toujours plus importante, et le conflit a mis en exergue la dépendance des pays de l’Union européenne (en particulier l’Allemagne, pour le gaz russe) aux énergies fossiles de la Russie. D’où la prise de conscience des autorités du besoin d’une mue profonde en faveur d’énergies renouvelables comme le solaire et l’hydraulique. Les pays ont ainsi dû revoir rapidement leur calendrier de transition et de substitution des combustibles fossiles.

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Un sujet fort intéressant et sur lequel il y a et aura beaucoup à faire dans le futur !

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Ainsi, nous profitons que cette thématique soit à l’honneur pour souhaiter à Valérie réussite et épanouissement dans cette nouvelle aventure et la remercions pour ses deux ans d’étroite collaboration avec Eavest, ses analyses de marchés toujours pertinentes, son regard sur l’actualité économique internationale, ainsi que ses articles thématiques dédiés et si bien illustrés que vous pouvez retrouver sur notre blog www.eavest.com

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Il y aurait tant à dire… Mais en quelques mots : merci encore Valérie pour tous ces moments d’échange et de partage

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Liste des articles rédigés par Valérie Plagnol X Eavest :

. LE RETOUR DES FANTOMES DE LA STAGFLATION

https://eavest.fr/le-retour-des-fantomes-de-la-stagflation/

. BONNES VACANCES

https://eavest.fr/bonnes-vacances/

· POURQUOI LES TAUX LONG TERME NE MONTENT-ILS TOUJOURS PAS ?

https://eavest.fr/pourquoi-les-taux-long-terme-ne-montent-ils-toujours-pas/

· LE VENT D’AMERIQUE

https://eavest.fr/le-vent-damerique/

· BILAN ECONOMIQUE 2020 : UN PEU MOINS MAUVAIS QUE SI C’ETAIT PIRE

https://eavest.fr/france-bilan-economique-2020-un-peu-moins-mauvais-que-si-cetait-pire/

· MAKE CHINA GREAT AGAIN

https://eavest.fr/produits-structures-make-china-great-again/

· JAPON : DES OPPORTUNITES A SAISIR ET A VALORISER !

https://eavest.fr/produits-structures-france-japon-des-opportunites-a-saisir-et-a-valoriser/

· SORTIR DU CONFINEMENT : UN RISQUE A COURIR DESORMAIS

https://eavest.fr/produits-structures-deconfinement-retour-vers-un-monde-plus-risque/

· INVESTIR AU TEMPS DU CORONAVIRUS

https://eavest.fr/produits-structures-investir-au-temps-du-coronavirus/

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Bilan du mois d’avril 2022 : Un marché tiraillé.

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L’annonce du mois

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Deux jours après avoir racheté le réseau social Twitter pour plus de 40 milliards de dollars, Elon Musk fait à nouveau parler de lui. Elon Musk ainsi que les personnes qui le suivent se sont alors amusés à lister les entreprises qu’il devrait racheter pour en faire ce qu’il désirait.

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Le résumé du mois

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Comme envisagé, les marchés ont été réceptifs face à la menace russe, les politiques monétaires des banques centrales, l’inflation grandissante et les confinements prolongés en Chine. Cependant, ce mois d’avril a également été rythmé par les nombreuses annonces de résultats des entreprises. 

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Ainsi, le marché a été relativement volatil en ce mois d’avril, tiraillé entre l’inflation et les bons résultats des entreprises au 1er trimestre – dont la grande majorité a fait mieux que ce qui était attendu. Petite exception pour Netflix qui a fait plonger le marché Américain ! Les résultats solides tirent les bourses en Europe et permettent de raviver l’appétit pour le risque malgré les craintes, toujours présentes sur les marchés, d’un durcissement monétaire et d’un impact économique du conflit russo-ukrainien.

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Par ailleurs, et pour bien terminer le mois, les annonces de Pékin pour soutenir son économie – et donc en corollaire l’économie mondiale – ainsi que des publications de croissance de la zone euro en ligne avec les attentes, ont redonné de l’élan au marché.

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C’est donc un peu le chaud et le froid qui ont été soufflés tout au long du mois, reflétés par les quelques séances de baisses où les -2% étaient assez facilement touchés et Wall Street qui souffre sur la fin, emporté par les valeurs technologiques. Ceci traduit une vraie fébrilité, mais pour le moment le pessimisme ne l’a pas emporté, et au contraire les marchés européens se maintiennent au regard des chiffres du mois d’avril et des opportunités d’investissements non négligeables.

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Logiquement, le mois de mai sera nettement moins rythmé par les publications des entreprises et beaucoup plus par les indicateurs macroéconomiques et particulièrement les décisions des banques centrales. 

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Les chiffres du mois

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Résultat du mois d’avril : un CAC 40 à 6533.77 points au 29/04/2022, soit une baisse de -1.89% sur le mois.

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Parmi les indices sponsorisés, les valeurs sont en baisse avec une moyenne mensuelle des performances de 1.62%.

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La catégorie des indices sponsorisés « thématiques » affiche une performance moyenne mensuelle en baisse de -3.19%.

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Les indices ISR sont en baisse sur le mois de mars avec une moyenne des performances à -1.50%.

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Retrouvez chaque mois l’évolution de tous les indices sur le blog EAVEST.

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Nous sommes à votre disposition pour aller plus loin dans l’analyse de ces sous-jacents et vous accompagner dans la création de vos produits sur mesure !

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Retrouvez notre analyse du mois précédent sur le lien suivant : Mars 2022 – PERFORMANCE DES INDICES POUR PRODUITS STRUCTURES | Produits structurés et alternatifs (eavest.fr)

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L’équipe EAVEST

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Les indices ici évoqués sont purement systématiques, sans aucune contribution discrétionnaire d’aucunes parties.

Les règles des indices sont accessibles au public.

Sources : Refinitiv / Investeam / Les Echos


Avertissement de STOXX

STOXX et ses Concédants ne soutiennent, ne garantissent, ne vendent ni ne promeuvent en aucune façon les valeurs ou les titres financiers ou les options ou toute autre appellation technique basées sur les Indices et déclinent toute responsabilité liée au négoce des produits ou services basés sur les Indices.

Avertissement de l’indice CAC 40®

Euronext Paris S.A. détient tous droits de propriété relatifs à l’Indice. Euronext Paris S.A., ainsi que toute filiale directe ou indirecte, ne se portent garantes, n’approuvent, ou ne sont concernées en aucune manière par l’émission et l’offre de produit. Euronext Paris S.A., ainsi que toute filiale directe ou indirecte, ne seront pas tenues responsables vis-à-vis des tiers en cas d’inexactitude des données sur lesquelles est basé l’Indice, de faute, d’erreur ou d’omission concernant le calcul ou la diffusion de l’Indice, ou au titre de son utilisation dans le cadre d’une émission et d’une offre. L’Indice est accessible sur le site d’Euronext (www.euronext.com), ainsi que sur différents sites d’informations financières. « CAC 40® » et « CAC® » sont des marques déposées par Euronext Paris SA, filiale d’Euronext N.V.

Avertissement de SOLACTIVE

Solactive n’offre aucune garantie ni assurance, expresse ou implicite, concernant les résultats de l’utilisation de l’Indice et/ou de la marque de l’Indice ou de la valeur de l’Indice à un moment quelconque ou en quelque autre circonstance. Solactive AG met tout en oeuvre pour garantir l’exactitude du calcul de l’Indice. Solactive AG n’est pas tenue, quelles que soient ses obligations vis-à-vis de l’Emetteur, d’informer les tiers, y compris et sans s’y limiter les investisseurs et/ou les intermédiaires financiers de l’instrument financier, de toute erreur dans l’Indice. Aucune publication de l’Indice par Solactive AG, ni son utilisation au titre de l’instrument financier dans le cadre d’une licence de l’Indice ou de la marque de l’Indice, ne constitue une recommandation de Solactive AG d’investir dans le dit instrument financier ou ne représente d’une quelconque manière une assurance ou une opinion de Solactive AG à l’égard de tout investissement dans cet instrument financier. La présente décharge de responsabilité est fournie à titre exclusivement informatif et constitue une traduction libre de la décharge de responsabilité originale prévue par Solactive AG. Elle ne saurait en aucun cas engager Solactive AG. Seule la version originale en anglais fait foi. Pour toute information sur les indices Solactive, merci de consulter le site internet http://www.solactive.com.

Avertissement de MSCI

Les indices MSCI sont la propriété exclusive de MSCI Inc. (“MSCI”). Les instruments financiers basés sur les indices MSCI  ne sont en aucune façon sponsorisés, avalisés, vendus ou promus par MSCI, ni par aucune des entités impliquées dans l’établissement des indices MSCI. Aucun acheteur, vendeur ou détenteur de ces instruments financiers, ou toute autre personne ou entité, ne doivent utiliser ou se référer à un nom commercial ou à une marque MSCI dans le but de parrainer, endosser, commercialiser ou promouvoir ces instruments financiers sans avoir contacté préalablement MSCI afin d’obtenir son autorisation. En aucun cas, toute personne ou entité ne peut prétendre à aucune affiliation avec MSCI sans l’autorisation écrite préalable de MSCI.

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Les termes d’inflation et de taux d’intérêt sont importants à comprendre car ils permettent une meilleure compréhension de notre environnement économique.

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L’inflation désigne la perte de valeur d’une monnaie et la hausse généralisée du niveau des prix.

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Le taux d’intérêt quant à lui est un outil permettant au prêteur de fixer le montant réel que doit rembourser l’emprunteur.

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Il est primordial de s’y intéresser car ils sont cruciaux dans la construction d’un produit structuré dans la mesure où il existe des produits structurés sur les taux d’intérêts et que l’évolution des taux change les coupons d’un structuré.

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Inflations européenne et américaine

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▶️ Comment est-elle calculée ?

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L’inflation est calculée selon un indice dont la couverture peut varier d’un pays à l’autre.

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Exemples :

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En France, elle est calculée par l’Insee via l’indice des prix à la consommation (IPC). Chaque mois, l’Insee publie un indice des prix à la consommation, lequel est utilisé pour mesurer l’inflation en France.

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Afin de mesurer l’inflation à l’échelle de la zone euro, on utilise l’Indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), calculé selon une méthodologie coordonnée permettant de comparer les niveaux d’inflation des pays compris dans l’Union monétaire (dont la France).

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Aux Etats-Unis, on utilise le Consumer Price Index (CPI), qui est l’équivalent de l’IPC.

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Cependant la méthode de calcul est la même. On va donc agréger les prix d’un grand nombre de biens et de services comme le carburant, le gaz, l’électricité ou les frais facturés par les opérateurs d’envoi d’argent à l’étranger. Cela va déterminer le prix d’un panier de biens et de services dans l’économie.

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▶️ Comment analyse t-on l’évolution de l’inflation ?

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Données : usinflationcalculator.com, basé sur le CPI
Tradingeconomics.com, en utilisant l’IPCH

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Tout d’abord on remarque une évolution graphique similaire entre les deux zones sur la période considérée (de janvier 2007 à mars 2022). Ensuite on remarque la hausse de l’inflation jusqu’à environ 4% du fait de la flambée des matières premières (minérales, agricoles et fossiles) durant la première moitié des années 2000. On observe à la suite de cela une déflation en 2008 à cause de la crise des subprimes qui a ralenti l’activité de l’économie en raison d’une crise de confiance généralisée. Pour finir une nouvelle augmentation courant 2009 du fait des injections de liquidité de la BCE et de la FED.


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Cependant, une mauvaise conjoncture économique due aux relents de 2008 toujours pas dissipés, et la baisse du prix de l’énergie (notamment du pétrole qui voit son prix divisé par deux) conduit l’inflation à diminuer d’abord en 2010, mais surtout en 2012 où elle atteint un niveau négatif. On observe un écart dans la manière de se redresser au sens où l’inflation américaine se redresse plus promptement que l’inflation européenne (1,5% de moyenne aux Etats-Unis en 2016 contre 0,2% dans la zone euro). Cela est dû à une croissance plus rapide des loyers aux Etats-Unis qu’en zone euro, d’autant plus que la part réservée aux loyers dans le CPI est plus importante que dans l’IPCH. Mais on observe tout de même une accélération concomitante de l’inflation à partir de 2016.


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Cette accélération à partir de 2016 (qui demeure plus importante aux Etats-Unis) s’explique par la hausse du carburant (+15%) et du prix du tabac (+14%). Cette hausse a rassuré dans la mesure où l’on s’inquiétait d’une inflation nulle. Le choc déflationniste dès décembre 2019 avec le début de la crise sanitaire. Ce choc combine un choc d’offre, les entreprises réduisant leurs activités, et un choc de demande avec des ménages moins enclins à consommer. Les prix baissent et n’augmentent pas car la demande ne reste pas stable et baisse dans les mêmes proportions que l’offre. On voit une explosion de l’inflation à partir de 2021.


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Depuis le début de 2021, +5 points aux Etats-Unis et +6 points dans la zone euro. Malgré les phases de décélérations et d’accélérations qui se succèdent, l’inflation continue d’augmenter si bien qu’on atteint 7% pour la zone euro et 8% aux Etats-Unis. Cette hausse historique est due aux postes d’énergie (+44% sur un an) et alimentaires (+8% sur un an), notamment à cause de la guerre en Ukraine. L’inflation est jugée trop forte par les instances (BCE et FED), qui visent plutôt une inflation aux alentours de 2%. Elles peuvent agir sur l’inflation à travers les taux directeurs.


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Pour résumer les causes historiques de l’inflation sont : les sources exogènes, les actions de la Banque Centrale, l’inflation par la demande, l’inflation par les coûts.

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Taux d’intérêt de court terme et de long

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Taux directeurs

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Les banques centrales peuvent contrôler l’inflation par le biais des taux directeurs


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Taux d’intérêt des prêts interbancaires

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Les taux d’intérêt de court terme sont les taux d’intérêt des prêts interbancaires à maturité de 3 mois de chaque devise selon les taux fixés par une sélection de banques choisies. On considère ici les devises les plus importantes (à savoir celles avec les plus gros volumes d’échanges), c’est-à-dire l’EUR, l’USD, le GBP, le JPY et le CHF.

On étudie l’Euribor 3 mois pour l’EUR, le Libor USD 3 mois pour l’USD, le Libor GBP 3 mois pour le GBP, le Tibor JPY 3 mois pour le JPY, et le Libor CHF 3 mois pour le CHF.

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▶️Comment analyse t-on l’évolution taux d’intérêt des

 prêts interbancaires?

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Chute des taux après la crise car les banques centrales se sont concertées, formant un cartel, pour faire baisser les taux interbancaires en injectant plusieurs milliards de dollars, cela conduisant les banques à se refinancer entre elles sans passer par les banques centrales. Stagnation avec des taux globalement au même niveau, mais détachement du Libor USD entre 2016 et 2020, voyons cela de plus près.


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Le Taux Libor USD passe au-dessus de 2,5% début 2019. Cela est dû à des éléments techniques tels qu’une réduction du bilan de la Fed c’est-à-dire une destruction de monnaie dépouillant en fonds disponibles les marchés monétaires, ou la diminution d’émission de dettes à court terme (T-Bills de moins d’un an) par le gouvernement américain.


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L’Euribor 3 mois (-0,551%) et le Tibor JPY (-0,09) restent globalement stables cette dernière année malgré les tensions concernant l’inflation. Cependant on observe une légère augmentation depuis le début de 2022. Le Libor GBP et le Libor USD augmentent drastiquement en 2022 (multiplication par cinq pour le Libor GBP et par trois et demi pour le Libor USD) pour faire face à l’inflation. Il y a eu arrêt d’utilisation du Libor en Suisse à partir de janvier 2022 au profit du Saron, donc une absence de données.


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Taux d’intérêt des obligations de l’État

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Les taux d’intérêts de long terme sont des emprunts d’Etat, c’est-à-dire des obligations émises par un gouvernement pour une durée supérieure à 7 ans, réalisés pour financer les besoins du pays à long terme. On considérera ici les taux souverains à 10 ans des pays de la zone euro (OAT, Bunds, BTP, ….), des Etats-Unis (T-Bond), du Japon (JBP) et du Royaume-Uni (Gilt).

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Le couple rentabilité/risque vaut aussi pour les obligations, à savoir que le placement sur les obligations est possible pour un particulier mais que des facteurs augmentent les risques liés à l’obligation, comme sa durée de vie. Toutefois, ceux-là ont un potentiel de gain élevé.

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On remarque le même recul après crise des taux long terme que pour les taux court terme, et la même pentification pour le T-Bond 10 ans que pour le Libor USD 3 mois.


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Aussi, on note une hausse des taux d’intérêt qui accompagne l’inflation en 2022. Zoomons dessus.


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On observe en effet une augmentation des taux de long terme, qui suivent l’inflation et les taux court terme à maturité 3 mois, notamment les taux souverains des pays de la zone euro qui ont pris 0,9 point de mars 2021 à avril 2022. L’accélération des taux de court terme est plus élevée que celle des taux de long terme (le Libor USD a pris 0,63 point contre 0,52 pour le T-Bond et le Libor GBP a pris 0,9 point contre 0,7 pour le Gilt) sauf pour la zone euro (où des débats relatifs à la transparence des informations données par les gouvernements existent) et le Japon qui reste hors du mouvement général.


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Les points clés à retenir

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Historiquement, l’inflation est provoquée par une cause exogène, par des initiatives des Banques Centrales, par une demande excessive ou par des coûts trop élevés pour les producteurs.

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La relation entre inflation et taux d’intérêts est que des taux faibles favorisent l’emprunt donc l’inflation, tandis que des taux élevés favorisent l’épargne donc diminuent l’inflation.

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Les taux de court terme augmentent actuellement plus vite que les taux de long terme, tandis qu’en temps normal plus l’échéance est éloignée dans le temps, plus le risque est élevé donc plus les taux augmentent. Cette tendance inhabituelle s’explique par un doute plus important concernant le futur proche (Covid, guerre en Ukraine, …)

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L’équipe EAVEST

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Bilan du mois de mars 2022 : Une clôture trimestrielle qui s’affranchit de toutes les prévisions.

Guerre en Europe

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Le retour de la guerre sur le territoire Européen aura été le principal fil conducteur des marchés financiers en ce début d’année 2022. Entre bombardements destructeurs et pourparlers diplomatiques pour construire une paix durable, le contexte géopolitique a pris une place prépondérante dans l’appréhension  des marchés par les investisseurs. Les sanctions imposées par l’Occident ont aussi joué un rôle important dans l’évolution des cours de certaines valeurs, à l’instar du secteur de l’énergie et du secteur bancaire.

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Inflation historique

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Comment faire un bilan de ce début d’année sans parler de l’inflation ?

Des chiffres vertigineux et historiques ont rythmé l’actualité économique et financière de ces derniers mois. Le taux d’inflation dans la zone euro a battu un nouveau record en mars, à 7,5 % sur un an. En tête de liste l’incontournable secteur de l’énergie : les tarifs de celui-ci, vivifiés par le cours du pétrole, ont bondi de 44,7 % sur un an en mars, après + 32 % en février. Le secteur des matières premières a enregistré lui aussi une envolée de ses valeurs et plus particulièrement celle du blé. En conséquence, la progression des prix de l’alimentation s’est accélérée le mois dernier, à 5 %, après 4,2 % en février.

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Dilemme des Banques Centrales

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L’orientation de la politique monétaire des grandes banques centrales est un élément qui joue un rôle majeur dans les prises de position des investisseurs. Face à l’envolée de l’inflation, les banques centrales se retrouvent confrontées à une série d’objectifs qui semblent irréconciliables.  Il s’agit bien sûr de la lutte contre l’inflation qui pèse sur leur pouvoir d’achat, mais aussi, celle contre l’instabilité financière, la prévention des crises de la dette, du soutien aux créations d’emplois et à l’investissement dans la transition énergétique. Le resserrement de la politique monétaire par le biais d’une hausse des taux successive devra être inévitablement opérée en tant que principal levier de lutte contre la hausse des prix, sans pour autant avoir un impact trop brusque sur les marchés financiers. La banque centrale américaine a entamé ce mois-ci sa 1ère hausse de taux à hauteur de 0.25%.

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Prémices d’une récession

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Après avoir anticipé un éventuel cycle de stagflation sur l’économie mondial, voilà que de plus en plus d’analystes envisagent un cycle de récession dans les mois à venir. L’embargo instauré par les pays Occidentaux sur les énergies Russes pourrait impacter significativement la croissance économique de certains pays européens comme l’Allemagne. Le cap symbolique des 100$ sur le cours du baril de pétrole, franchi avec vigueur dans un premier temps, est problématique notamment pour les pays très industrialisés. Une dégradation de la conjoncture économique à court terme peut être une nouvelle fois interprétée par l’inversion de la courbe des taux. En effet, les obligations d’état américaines à court terme dépassent désormais le taux des obligations d’état à dix ans en ce mois de mars. Même si ce signal est à interpréter avec prudence, il laisse présager un cycle de récession économique  malgré la robustesse du marché du travail et la force de l’économie américaine d’après les propos de Monsieur Powell, président de la Réserve Fédérale Américaine.

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Marché des changes

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Franc suisse, dollar et yen japonais sont les grands gagnants de cette guerre sur le marché des changes. Avec leur aspect de valeur refuge, les mouvements de capitaux sur le Forex se sont dirigés vers ces devises. Ce qui se passe, c’est que les investisseurs extra-européens se désengagent massivement de tous les actifs en euros. Cela vaut pour la monnaie unique. Néanmoins l’hégémonie du dollar, monnaie de référence dans le commerce internationale, commence à s’effriter. Les sanctions contre la Russie ont eu comme conséquence une fragmentation mondiale de la monnaie. L’Etat américain mine le dollar avec l’inflation et en réduit encore la fiabilité avec les sanctions. Le cours du Rouble a lui aussi souffert en ce début d’année.

Résultat du mois de mars : un CAC 40 à 6659.87 points au 31/03/2022, soit une hausse de +0.02%sur le mois.

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Parmi les indices sponsorisés, les valeurs sont en baisse avec une moyenne mensuelle des performances de –1.01%.

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La catégorie des indices sponsorisés « thématiques » affiche une performance moyenne mensuelle en hausse de +0.38%.

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Les indices ISR sont en baisse sur le mois de mars avec une moyenne des performances à -4.09%.

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Retrouvez chaque mois l’évolution de tous les indices sur le blog EAVEST.

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Nous sommes à votre disposition pour aller plus loin dans l’analyse de ces sous-jacents et vous accompagner dans la création de vos produits sur mesure !

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Retrouvez notre analyse du mois précédent sur le lien suivant : Février 2022 – Performance des indices pour produits structurés | Produits structurés et alternatifs (eavest.fr)

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L’équipe EAVEST

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Les indices ici évoqués sont purement systématiques, sans aucune contribution discrétionnaire d’aucunes parties.

Les règles des indices sont accessibles au public.

Sources : Refinitiv / Investeam / Les Echos


Avertissement de STOXX

STOXX et ses Concédants ne soutiennent, ne garantissent, ne vendent ni ne promeuvent en aucune façon les valeurs ou les titres financiers ou les options ou toute autre appellation technique basées sur les Indices et déclinent toute responsabilité liée au négoce des produits ou services basés sur les Indices.

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Les indices MSCI sont la propriété exclusive de MSCI Inc. (“MSCI”). Les instruments financiers basés sur les indices MSCI  ne sont en aucune façon sponsorisés, avalisés, vendus ou promus par MSCI, ni par aucune des entités impliquées dans l’établissement des indices MSCI. Aucun acheteur, vendeur ou détenteur de ces instruments financiers, ou toute autre personne ou entité, ne doivent utiliser ou se référer à un nom commercial ou à une marque MSCI dans le but de parrainer, endosser, commercialiser ou promouvoir ces instruments financiers sans avoir contacté préalablement MSCI afin d’obtenir son autorisation. En aucun cas, toute personne ou entité ne peut prétendre à aucune affiliation avec MSCI sans l’autorisation écrite préalable de MSCI.

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Commençons par cette citation, qui illustre assez bien la situation actuelle sur les marchés boursiers : « Ainsi les derniers seront premiers, et les premiers seront les derniers. » – Evangile selon Matthieu.

A l’évidence et comme lors de la pandémie, la guerre en Ukraine a permis de mettre en avant plusieurs insuffisances eu Europe, notamment militaires et a fait naître ou redynamiser des marchés inexistants ou en déclin, comme par exemple celui des abris antiatomiques.

En effet, la France se place comme le deuxième pays qui compte le plus de réacteurs nucléaires derrière les Etats-Unis, en revanche c’est le pays qui prépare le moins sa population à un incident nucléaire majeur avec un taux de protection de la population proche de 0%. En guise de comparaison, la Suisse a un taux de protection proche des 100% de la population.

Plus généralement, c’est tout le secteur de la défense qui tire son épingle du jeu en ses temps de conflits géopolitiques.

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Pourquoi investir dans la défense :

  • La guerre en Ukraine a permis d’identifier quelques faiblesses en Europe, notamment liées à la défense et à la sécurité
  • Un budget destiné à la défense en hausse depuis 2017, suite au désinvestissement massif en 2009, dû à la crise financière.
  • La prise de conscience de la part de l’Europe sur la nécessité d’accroitre ses moyens militaires face aux menaces de plus en plus nombreuses (cyberattaques, terrorisme, guerre) et a une demande accrue pour plus de sécurité.
  • L’objectif de l’OTAN d’atteindre les 2% du PIB de chaque pays membres de l’organisation consacré aux dépenses militaires.

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Conséquences de la crise ukrainienne sur les marchés

Les dividendes de la paix déclinent …

Entre le 10 novembre 2021 – date à laquelle Washington a demandé des explications à la Russie concernant des mouvements de troupes inhabituels à la frontière ukrainienne – et ce mois de mars 2022, les principaux indices boursiers affichent pratiquement tous un repli plus ou moins marqué.

A titre d’exemple, mardi 8 mars 2022, aux Etats-Unis, le S&P 500 a perdu 3%, le Nasdaq, riche en valeurs technologiques, s’est enfoncé de 3,75%. En France, l’indice parisien a clôturé sur une baisse relativement modérée de 1,3%, après avoir perdu près de 5% au pire de la séance. L’indice VIX, a fini par décaler fortement à la hausse, pour atteindre plus de 36 points, un niveau proche du pic atteint en octobre 2020, en pleine crise du covid 19.

Face à cette dégradation quasi généralisée des marchés, également affectés par la vague du variant Omicron, les entreprises spécialisées dans la défense ont dans le même temps surperformé. Ci-dessous, un tableau qui illustre la performance dite « year to date » (performance calculée entre le 31/12/2021 et le 18/03/2022), des entreprises spécialisées dans la défense.

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… Pour laisser la place à de nouvelles opportunités

Dans un monde de plus en plus numérisé et vulnérable aux cyberattaques, le besoin en cyber-défenseurs est énorme en France comme dans le reste du monde et la guerre russo-ukrainienne ne fait que confirmer la pénurie de compétences.

De plus, l’environnement de menaces accrues a permis d’exercer une pression à la hausse sur les perspectives de dépenses de défense des membres de l’OTAN. Cette situation profite clairement aux fournisseurs de défense européens et américains.

En effet, plusieurs pays européens ont déjà exprimé leur souhait d’investir davantage dans la défense. A titre d’exemple, le 11 février, la Finlande a scellé l’achat de 64 avions de combat F-35 au spécialiste de l’armement américain Lockheed Martin. Montant de la transaction : 9,4 milliards de dollars. – Nous pouvons également citer le président français, Emmanuel Macron, « Notre défense européenne doit franchir une nouvelle étape, je réunirai les 10 et 11 mars prochains à Versailles les chefs d’Etat et de gouvernement européens ». – L’Allemagne a débloqué des budgets majeurs pour moderniser un appareil militaire obsolète. La Suède, le Danemark, l’Autriche suivent le pas.

Tous agissent dans un même but : rattraper le temps perdu et atteindre d’ici quelques années l’objectif de l’Otan de consacrer 2% du PIB de chaque états membres de l’organisation, aux dépenses militaires.

Ainsi, selon l’étude « Perspectives de l’industrie aérospatiale et de la défense 2022» du cabinet international Deloitte, les dépenses militaires mondiales ont atteint 1980 milliards de dollars en 2020. Elles devraient augmenter d’environ 2,5% cette année.

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Thales : nouvelle valeur défensive.

Longtemps délaissées en Bourse sur fond de montée en puissance de la gestion des actions ESG (environnement, social et gouvernance), les valeurs les plus exposées à la défense ont fait l’objet d’un brutal retour, avec la guerre en Ukraine. Le titre Thales s’est ainsi envolé de 53% en l’espace d’à peine trois semaines. L’entreprise française est spécialisé dans l’aérospatiale, la défense, la sécurité et le transport terrestre.

En effet, tout d’abord sur une dynamique haussière à l’ouverture de la Bourse de Paris du lundi 28 février, Thales s’apprécie de 13% et se hisse à la première place du classement des plus fortes hausses du SRD, devant Dassault Aviation (+10%), le constructeur des avions de combat Rafale.

L’activité a été portée par la division défense et sécurité qui représente 53% des ventes totales du groupe Thales, qui reste la plus dynamique et la plus profitable de ses branches.

Aussi, JP Morgan anticipe désormais un taux de croissance moyen de 8% par an pour les ventes de Thales au cours des 4 prochaines années, contre 4% auparavant.

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La prise de conscience.

Le désinvestissement massif dans la défense après la chute du Mur, les fameux « dividendes de la paix », ont fait des ravages sur l’outil de défense.

Malgré une remontée en puissance du budget militaire depuis 2017 de l’ensemble des états de l’OTAN, les forces Européennes apparaissent insuffisamment armées face à la menace de conflits de haute intensité, comme en Ukraine.

Ci-dessous, les graphiques nous illustrent bien cette tendance : on observe un recul de 15% sur l’ensemble du budget défense entre 2009 et 2016 suite à la crise des « subprimes » de 2008-2009.

Puis, au vu d’une situation tendue en Asie, et au Moyen-Orient, nous observons une prise de conscience à partir de 2017. Ainsi, nous constatons une croissance positive de la moyenne de la part du PIB par pays consacrée au budget défense (+26%), qui va retrouver son niveau d’avant la crise financière à partir de 2019.

Bien qu’insuffisant, ce chiffre traduit tout de même une motivation à investir davantage dans la défense et les technologies innovantes.

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L’Europe se mobilise

Les 27 pays de l’Union Européenne se réunissaient les jeudi 10 mars et vendredi 11 mars, pour réfléchir et agir face à la guerre en cours en Ukraine et à ses conséquences pour l’Union européenne, sur le plan économique, énergétique ou encore sécuritaire et élaborer une stratégie commune.

Incontestablement, la guerre va coûter cher aux européens, tant dans le soutien économique des ménages, que dans les dépenses liées à l’accueil des nombreux réfugiés ukrainiens, les conséquences dues au choc énergétique ou encore la nécessité d’accroitre davantage le budget de défense.

En effet, l’agressivité de Vladimir Poutine oblige les européens à accroitre leur budget de défense. Les états membres de l’OTAN dépense en moyenne 1,82% de leur PIB dans l’armée. Ce chiffre varie en fonction des pays (voir tableau ci-dessus).  Le sommet entre les chefs des états européens, devrait inciter à remonter ce chiffre à 2% (tel est l’objectif de l’OTAN).  

Depuis le réveil de certains pays européens comme l’Allemagne sur leur l’insuffisance militaire, les annonces d’envois d’armes à l’Ukraine à et de déblocages de fonds se sont multipliées.

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Conclusion :

« Il y a un énorme rattrapage capacitaire à effectuer. Il faut à la fois compenser les années de désinvestissement, et préparer l’avenir. », estime Eric Trappier, PDG de Dassault Aviation.

A priori, si l’issue politique du conflit qui oppose la Russie à l’Ukraine est aujourd’hui plus qu’incertaine, ses vainqueurs économiques semblent déjà tout désignés.

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Derrière cette abréviation se cache le Synthetic Risk and Reward Indicator ou indicateur synthétique de risque et de rendement.

Cet indicateur synthétique permet à un investisseur financier de comparer différents produits d’investissement rapidement.

Le SRRI sert à évaluer le profil de risque d’un placement.

C’est une référence dans le domaine des Organisme de Placement Collectif en Valeurs Mobilières (OPCVM) ou Société Civile de Placement Immobilier (SCPI) par exemple.

Depuis 2011, il apparaît dans le Document d’Information Clé Investisseur (DICI), remis à chaque client lors d’une proposition d’investissement.

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👉 À quoi sert-il ?

📍 Permettre de comparer les risques entre différents placements parfois de natures différentes, grâce à une échelle de valeur unique.

📍 Vérifier qu’un unvestissement conseillé par un professionnel corresponde bien au profil de risque du client.

Tout professionnel doit s’assurer de l’adéquation entre l’investissement conseillé et la tolérance au risque du client.

Le SRRI est donc un indicateur clé.

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👉 Comment est-il calculé ?

Le calcul s’etablit en prenant des intervalles hebdomadaires (ensuite annualisés) de la volatilité historique sur 5 ans de l’investissement.

Pour simplifier, la volatilité est la mesure de l’amplitude (écart-type) des performances par rapport à la moyenne.

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👉 Exemple :

Prenons un actif avec une performance annuelle moyenne de 5% et une volatilité historique de 10%.

Une volatilité de 10% signifie que le rendement de cet actif s’écarte, en moyenne, de 10% de son rendement moyen.

Dans 68% des cas, la performance annuelle sera comprise entre sa performance annuelle moyenne plus ou moins sa volatilité.

Dans notre exemple, on peut s’attendre à ce que, dans 68% des cas, d’une année sur l’autre, le rendement soit compris entre -5% et +15%.

Dans 95% des cas, la performance annuelle sera comprise entre sa performance annuelle moyenne plus ou moins deux fois sa volatilité.

Dans notre exemple, on peut s’attendre à ce que, dans 95% des cas, d’une année sur l’autre, le rendement soit compris entre -15% et +25%.

Ainsi, plus la volatilité est élevée, plus l’amplitude des performances est grande et plus le risque pris est important.

C’est cette amplitude de variations que mesure le SRRI.

Si l’investissement n’a pas 5 ans d’historique, une reconstitution est faite avec un indice comparable.

La volatilité est évolutive donc le SRRI doit être régulièrement mis à jour.

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👉 Comment se lit-il ?

Comme une échelle graduée de 1 à 7, de la volatilité la plus faible à la volatilité la plus élevée.

Un SRRI 4 correspond par exemple à une volatilité supérieure à 5% et inférieure à 10%.

Avec un SRRI 7, la volatilité dépasse les 25%.

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Bonjour,

Bilan du mois de février : Les tensions géopolitiques inquiètent les acteurs du marché

Ce mois de février court mais intense, se clôture par une crise géopolitique majeure aux portes de l’Europe, une tendance inflationniste mondiale et haussière, un baril de pétrole qui atteint un prix record, et une importante volatilité sur les marchés boursiers.

Alors que les combats en Ukraine continuent de s’intensifier, l’Europe se trouve dans une position très délicate tant sur le plan économique que politique. Les dirigeants Européens et mondiaux ont pour la plupart apporté leur soutien à l’Ukraine. De nombreuses mesures ont été prises à l’égard de la Russie afin d’amorcer un désengagement militaire. Dans un premier temps, l’objectif était de faire pression sur le gouvernement Russe et des mesures ciblées contre les oligarques ont été instaurées. Compte tenu de l’inefficacité de ces sanctions, des choix plus drastiques ont été mis en place. Le gel des réserves détenues par la Banque centrale russe à l’étranger et la suspension du système de paiement international Swift de plusieurs banques du pays en sont l’exemple.

Ce contexte géopolitique ne manque pas de causer une grande incertitude sur les marchés. Face à cela, certaines valeurs caractérisées comme « refuge » tirent naturellement leurs épingles du jeu. Les matières premières ont majoritairement vu leur cours s’envoler ce mois-ci. L’or noir a dépassé le seuil symbolique des 100 $ et continue de s’établir autour de ce niveau. Cette envolée significative s’explique notamment par une présence massive de ressources naturelles et énergétiques sur le sol Russe. En effet, la Russie produit actuellement 10% du pétrole consommé dans le monde et fournit 40% du gaz utilisé en Europe.

Sur le plan monétaire, le rouble subit une dévalorisation historique de -24.12% face à l’euro. Les craintes d’une flambée de l’inflation et d’une récession économique planent sur l’économie Russe. Outre-Atlantique, la volonté d’un resserrement de la politique monétaire de la Réserve Fédéral semble être passée au second plan. La priorité actuelle des organisations financières et monétaires est de permettre au gouvernement Ukrainien de bénéficier de financement afin de lutter contre l’invasion Russe.

Enfin, l’inflation qui fragilise les marchés depuis le début de l’année, persiste. L’inflation totale en zone euro a battu un nouveau record à +5,1% en glissement annuel. Assez largement à cause des prix de l’énergie mais pas seulement. Ainsi, même si l’énergie demeure le principal contributeur (hausse de 28,8 %), il est suivi des services (2,3 %); aliments, alcool et tabac (3,5 %); et les biens industriels non énergétiques (2,1 %). Hors énergie, l’inflation s’établit à 2,5%.

Résultat du mois de février : un CAC 40 à 6658.83 points au 28.02.2022, soit une baisse de -4.86%sur le mois.

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Parmi les indices sponsorisés, les valeurs sont en baisse avec une moyenne mensuelle des performances de –4.98%.

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La catégorie des indices sponsorisés « thématiques » affiche elle aussi une performance moyenne mensuelle en légère baisse de -5.07%.

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Les indices ISR sont également en baisse sur le mois de janvier avec une moyenne des performances à -5.05%.

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Alors que les perspectives des investisseurs pour 2022 s’avéraient déjà « mesurées », le conflit Russo-Ukrainien rajoute de l’incertitude notamment sur le marché actions. Des mouvements de capitaux significatifs ont été observé ce mois-ci avec une rotation de secteur et une diminution de l’exposition aux actifs dit risqués.

Dans ce contexte de marché globalement baissier, de nombreuses opportunités d’achats peuvent se présenter aux investisseurs.

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Retrouvez notre analyse du mois précédent sur le lien suivant : Janvier 2022 – Performance des indices pour produits structurés | Produits structurés et alternatifs (eavest.fr)

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Une synthèse de la situation et une comparaison avec les conflits du passé.

Que se passe-t-il entre l’Ukraine et la Russie ?

Pendant que les Etats Unis étaient préoccupés par le retrait de leurs troupes en Afghanistan et leurs relations étriquées avec la Chine, que la France était absorbée par les élections présidentielles et que l’Allemagne tentait de s’adapter avec son nouveau chancelier, Olaf Scholz ; la Russie a décidé d’imposer aux membres de l’OTAN la signature d’un document  garantissant que l’Ukraine ne fasse jamais partie de l’organisation politico-militaire, tout en menaçant d’attaquer l’Ukraine en cas de refus.

Ainsi, depuis quelques mois, la Russie a déployé ses troupes à la frontière ukrainienne et a considérablement augmenté ses stocks de matériels de guerre. Depuis l’hiver 2022 la situation s’est intensifiée et plusieurs pays occidentaux ont demandé à leurs expatriés et représentants de quitter l’Ukraine.

Lundi 21 février, le président russe a finalement reconnu l’indépendance des deux républiques pro russe contrôlées par les séparatistes du Donbass. Cette atteinte manifeste à la souveraineté de l’Ukraine a enterré les espoirs de règlement de la crise et sonné le glas des accords de Minsk de juin 2014. Par la suite, la rencontre entre Joe Biden, président des Etats Unis et Vladimir Poutine a été annulée.

Dans la nuit du 23 au 24 février, le monde apprenait ainsi l’invasion massive de l’Ukraine avec des attaques simultanées sur trois fronts. Vladimir Poutine ayant pour volonté d’asservir une Ukraine déjà fragilisée.

Une guerre à armes inégales

L’armée ukrainienne s’est considérablement étoffée depuis une dizaine d’années suite à l’annexion de la Crimée par la Russie, elle reste cependant bien en deçà de  celle de la Russie – considérée comme la deuxième force mondiale.

A ce stade, on récence ainsi 205 000 hommes mobilisés côté Ukrainien

Les forces armées ukrainiennes ont annoncé un plan de mobilisation des réservistes âgés de 18 à 60 ans – soit environ 200 000 hommes s’ajoutant aux forces armées régulières et un nombre indéterminé de membres des forces de défense territoriales.

Face à l’Ukraine, la Russie, qui est considérée comme l’une des plus grandes puissances militaires du monde – avec plus de 900 000 personnes servant son armée pour défendre les frontières du pays. On estime que la Russie possède la deuxième armée la plus puissante du monde, derrière les États-Unis.

L’armée de l’air pourra également appuyer Moscou dans ses éventuelles opérations au sol. Si l’Ukraine n’est pas totalement démunie dans les airs, son voisin belliqueux dispose donc là d’une puissance de feu infiniment plus importante.

Selon les chiffres du « Air Forces 2022 Almanac » de Flight Radar, l’armée de l’air ukrainienne compte 69 chasseurs en activité, ces aéronefs sont cependant vieillissants, hérités en 1991 lors du démembrement de l’ex-URSS. Alors que la Russie, elle, peut compter sur une force de plus de 1.000 chasseurs, dont la plupart de nouvelle génération. Également viennent en soutien des missiles antiaérien dotés d’une portée de plus de 400 kilomètres, et postés en Biélorussie.

Compte-tenus de ces éléments, l’Ukraine perdrait la supériorité aérienne au-dessus de son territoire en quelques heures seulement…

Economiquement parlant, le PIB de la Russie en 2021 est de 1 584 milliards $ et se positionne à la 11e place dans le classement mondial des pays qui produisent le plus de richesses. En comparaison, le PIB de l’Ukraine en 2020 n’était que de 155,58 milliards de dollars.

Petit rappel sur l’OTAN

L’ OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord) est une alliance politique et militaire internationale formée en 1949 et composée à ce jour de 30 États membres d’Europe et d’ Amérique du Nord. Les missions de l’OTAN comprennent la prévention des conflits et la gestion des crises, la non-prolifération des armes et la lutte contre le terrorisme.

En 1994, la Russie a adhéré au programme du Partenariat pour la paix et, depuis lors, l’OTAN et la Russie ont signé plusieurs accords de coopération importants. Depuis, les évènements de 2014, l’OTAN a décidé à l’unanimité de suspendre la coopération avec la Fédération de Russie.

Que s’est-il passé en 2014 ?

Lorsque les ukrainiens ont renversé leur président pro-russe au début de 2014, la Russie a annexé la péninsule de Crimée, au sud de l’Ukraine. Il a également soutenu les séparatistes pro-russes qui ont pris le contrôle de larges pans à l’est de l’Ukraine.

L’OTAN n’est pas intervenue, mais elle a répondu en plaçant pour la première fois des troupes dans plusieurs pays d’Europe de l’Est.

Quels ont été les conséquences des évènements de 2014 sur les marchés financiers ?

« Les marchés dans le rouge face à la dégradation de la crise ukrainienne », voici un exemple de ce que nous pouvions lire dans la presse le 03/03/2014. En effet, à ce jour la bourse de paris cédait de 2,66%, le Dow Jones 0,94% et le Nasdaq 0,72%. Ces reculs étaient toutefois modérés par rapport à la chute de la Bourse de Moscou qui avait reculé de plus de 10%. (Micex : -10,79% / RTS : -12,01%).

Le rouble se dévalorisait et la banque centrale russe avait en effet dû relever ses taux d’intérêt à 7 %  pour soutenir sa monnaie…

Comment les marchés ont-ils rebondi ?

En étudiant cette crise géopolitique, on observe que les marchés actions étaient sous pression dans un premier temps, lorsque les incertitudes prévalaient. Puis, quand un nouvel équilibre fut entrevu, la tendance fut à la stabilisation puis à la remontée. Ainsi, 6 mois après le déclenchement du conflit, les marchés actions étaient à des niveaux plus élevés qu’avant le conflit.

La Russie à l’époque s’était servie du soutien des grandes entreprises, recapitalisation des banques, financement public de grands chantiers et de travaux d’infrastructure, pour faire face à la crise.

De plus, les marchés européens, après avoir cédé à la panique, étaient rapidement remontés.

Quel est le problème actuel de la Russie avec l’Otan et l’Ukraine ?

L’Ukraine est une ancienne république soviétique limitrophe de la Russie et de l’UE.

Ce n’est pas un membre de l’OTAN, mais c’est un « pays partenaire » – cela signifie qu’il pourrait être autorisé à rejoindre l’alliance dans le futur.

La Russie veut des assurances des puissances occidentales que cela n’arrivera jamais – ce que l’Occident n’est pas prêt à offrir.

L’Ukraine a une grande population de Russes de souche et des liens sociaux et culturels étroits avec la Russie. Stratégiquement, le Kremlin y voit l’arrière-cour de la Russie.

De plus, la Russie demande l’arrêt des activités militaires exercées en Europe de l’Est depuis 2014.

Que va faire l’OTAN ? 

Face à la violation du droit international et à la pulvérisation des accords de Minsk de 2014-2015, les Occidentaux avancent à tâtons. D’une part, les dirigeants de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (Otan) ont été clairs : ils n’enverront pas de soldats faire la guerre sur le sol de l’Ukraine, qui n’en est pas membre. Il leur reste donc un autre levier de réaction, celui des sanctions et plus précisément, promettent d’imposer des sanctions économiques et financières « massives ».

Ce à quoi le président russe a répondu par la mise en alerte de sa force de dissuasion : « Aujourd’hui, la Russie a suffisamment de ressources pour préserver le système financier à la lumière des sanctions et des menaces externes ». De plus, Le président russe s’est adressé à ceux « qui tenteraient d’interférer » avec eux. Il a averti que « la réponse de la Russie sera immédiate et conduira à des conséquences que vous n’avez encore jamais connues ».

Du côté américain, le président Biden a déclaré qu’il y avait une solidarité totale de tous les dirigeants européens envers l’Ukraine.

Réactions des marchés en 2022 :

Comme nous pouvons remarquer sur ce graphique, Les Bourses européennes chutent lourdement après l’attaque sur l’Ukraine. Les entreprises présentes en Russie s’écroulent. Renault, présent via sa filiale Avtovaz, perd 7%. Société Générale, présent via Rosbank, perdait 6%.

Paris dégringole de 3,99%, Francfort de 4,32%, Londres de 2,5%. L’Eurostoxx 50, indice européen de référence, chutait de 3,14%. La Bourse de Moscou plonge même de plus de 30%.

Le baril de pétrole Brent de la mer du Nord a dépassé les 100 dollars pour la première fois depuis 2014, l’offensive russe en Ukraine suscitant des inquiétudes sur l’éventualité d’une guerre en Europe et ses conséquences en matière d’approvisionnement énergétique mondial.

Le rouble est tombé en début de matinée à un plus bas historique à 90 roubles pour un dollar.

Les actions européennes et plus précisément les actifs à risques devraient sous-performer par rapport à celles américaines et asiatiques. L’Europe est en effet bien plus exposée que d’autres régions à la Russie, notamment via son approvisionnement en gaz et en blé. A contrario, certains actifs refuges ont mieux performé, ce qui est typiquement le cas lorsqu’un conflit se produit, mais dans une proportion modérée : l’or a augmenté d’environ 2%.

Pour finir, un petit récapitulatif en chiffres :  

A propos des forces militaires en Europe et aux Etats Unis : 

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Proposition d’investissement :

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Retrouvez le calcul des performances des indices les plus utilisés pour les produits structurés :

Février 2022 – Performance des indices pour produits structurés | Produits structurés et alternatifs (eavest.fr)

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Le Covid reflue, l’inflation afflue…

Alors que depuis les années 1990 et les débuts de la mondialisation, elle n’a cessé de décroître, la pandémie est venue changer la donne et faire flamber les prix. Augmentation de 41% du coût du gaz ou 21% celui du carburant, nombreux sont les exemples pour caractériser l’impact de l’inflation sur notre quotidien.

Dans ce contexte historique, personne n’est épargné et ces chiffres peuvent témoigner d’une inflation mondiale. En effet, Entre les mois de juillet et de novembre, l’inflation en France n’a cessé d’augmenter, passant de 1,5 % sur un an à 3,4 %. L’inflation totale en zone euro a battu un nouveau record à +5,1% en glissement annuel. Assez largement à cause des prix de l’énergie mais pas seulement. Tous les secteurs sont touchés du prix de l’énergie aux produits de première nécessité jusqu’aux produits électroniques.


– Aux états unis, la situation est tout aussi préoccupante avec un chiffre record : +7,5%. La situation Américaine est ainsi jugée « intolérable » par de nombreux économistes.


– En Russie, où Vladimir Poutine fait craindre la possible invasion de l’Ukraine, le pays est victime d’une importante tendance inflationniste, qui a atteint +8,7% entre janvier 2021 et janvier 2022.


– Enfin, chez la deuxième puissance mondiale, l’inflation reste plus modérée. Effectivement, en chine, les prix à la consommation ont augmenté de seulement 0,9%.

Quelles en sont les raisons ?

Il existe trois principales raisons qui peuvent expliquer une tendance inflationniste : l’inflation par la monnaie, par la demande ou par les coûts.
Actuellement, les ministres des Finances estiment que les taux d’inflation sont élevés dans de nombreux pays, en raison des perturbations dans les chaînes d’approvisionnement, d’inadéquations entre l’offre et la demande et de la hausse des prix de l’énergie.


Quelles en sont les conséquences ?

Au-delà de la baisse de pouvoir d’achat, la première conséquence est le creusement des inégalités. En effet, tous les agents économiques ne peuvent pas faire évoluer leurs revenus à la même vitesse que l’inflation. Celle-ci va être favorable aux emprunteurs et aux titulaires de revenus flexibles, mais elle pénalise les épargnants, les créanciers.

En France, cette période d’inflation rend l’avenir incertain et complique la croissance économique du pays. En effet, l’état qui tente par tous les moyens de rassurer et de contenir les prix de l’énergie, doit également faire face aux conséquences économiques de la crise sanitaire et du « quoi qu’il en coûte ».


Enfin, les marchés boursiers restent très vulnérables face aux intentions de la Fed et des autres banques centrales en matière monétaire. L’incertitude accrue sur les perspectives d’inflation implique que la Banque centrale européenne garde toutes ses options ouvertes, en particulier sur les futures hausses de taux d’intérêts.


L’augmentation de ce taux directeur va provoquer mécaniquement une hausse des taux d’intérêts pour les crédits – que ce soient les emprunts que font les états, les emprunts que font les sociétés ou les crédits des particuliers.


Cette hausse du taux de la BCE risque ainsi d’avoir un impact sur la consommation, principal moteur de la « croissance » en France, en ralentissant la demande pour rétablir un point d’équilibre avec l’offre et atteindre l’objectif des 2% d’inflation.


Également, le remboursement de la dette publique est rendu plus cher, et pour les entreprises, le crédit sera moins abondant et cela aura un effet mécanique sur l’investissement.


Outre l’impact des banques centrales dans le maintien de l’inflation, les gouvernements aussi s’investissent. En France, le « chèque inflation » de 100€ distribué par l’état permet en partie de protéger le pouvoir d’achat des français, réduire la pression sur les salaires et « in fine » réduire l’inflation. De plus, à l’heure de la présidentielle 2022, nous pouvons assister à une vague massive et dynamique de propositions visant à lutter contre l’inflation. Par ailleurs, tous les candidats s’accordent sur un point concernant l’inflation : la hausse des salaires moyens. Reste à savoir qui sortira vainqueur.


Pour conclure, avec la reprise de l’économie et de la consommation, la hausse des coûts de l’énergie, des matières premières et des transports, les répercussions sur les produits finis comme les vêtements semblent aujourd’hui incontournables. L’inflation est bel et bien installée. Ainsi, il en revient de nous poser la question de la durabilité de l’inflation, de ses conséquences financières et notre capacité à faire face à cette nouvelle « épidémie » alors que le monde sort à peine la crise du COVID-19.


Qu’en pensez-vous ? pourrions-nous « vivre » avec l’inflation comme nous devrions « vivre » avec le COVID-19 ?

NOTRE PROPOSITION :

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