Tour de France, 14 juillet et chassés croisés, l’été est de retour, les vacanciers s’égayent et la France sera la destination favorite de nos concitoyens, sur les plages comme dans l’arrière-pays.

Sur le plan économique, la levée des confinements et autres restrictions d’activité a bien permis un rebond de l’activité que soutient la confiance des ménages et leur capacité à consommer, grâce à l’épargne accumulée ces derniers mois. Signe encourageant : les ménages sont moins inquiets pour leur emploi (graphique ci-dessous), et considèrent leur situation financière à 12 mois plutôt favorable.

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Du côté des marchés, la trêve estivale n’est pas toujours aussi calme. Du déclenchement de la guerre d’Irak, au défaut russe ou encore dans les semaines qui précédèrent la débâcle de 2008, la période durant laquelle les volumes sont plus faibles, est propice à d’importants soubresauts. Alors que la progression de nouveaux variants (notamment le variant Delta), préoccupent les autorités, les perspectives restent incertaines à plus d’un titre :

– Il ne fait pas de doute que cette « récession », liée à un choc exogène et qui a donné lieu à un formidable soutien d’argent public, a permis de préserver la liquidité et les pouvoirs d’achats des entreprises et des ménages.

– Mais l’assaut de demande finale a également provoqué une résurgence de l’inflation, dont on se demande si elle ne risque pas de déformer les anticipations des agents économiques. Le retour durable de l’inflation n’est pas une certitude et les effets de base vont continuer d’affecter l’analyse des données au moins jusqu’en 2022. Cependant, l’accélération de la politique de transition énergétique, la recomposition des chaînes de valeurs, sont des facteurs importants de maintien des prix à des niveaux plus élevés qu’auparavant.

– Nous l’avons vu, ceci n’est pas pour déplaire aux banques centrales, notamment aux Etats-Unis comme en Europe. Cependant on peut s’interroger sur leur tolérance à l’accélération du crédit notamment et la nécessité de tenir compte du tempo des Etats eux-mêmes quant à la normalisation de leur politique budgétaire. Bref quand va-t-on retirer le « bol de punch », qui des Etats ou des Banques Centrales va commencer ?

– Dans l’immédiat, les rendements obligataires sont de nouveau à la baisse ; le taux 10 ans OAT étant revenu en territoire négatif. Les marchés boursiers sont en repli sous le coup de la résurgence de la pandémie, et alors que certains pays et régions se referment.

– Pourtant la situation n’est plus tout à fait celle de la première vague :

1. Les taux directeurs des banques centrales des pays développés sont déjà au plancher ;

2. Les banques centrales de certains pays émergents sont d’ores et déjà sous pression et doivent remonter leurs taux directeurs pour défendre leurs devises.

3. Les inégalités se creusent entre les pays et au sein des sociétés. Les risques de tensions sociales et politiques majeures se sont accrus.

4. Les tensions commerciales et géostratégiques s’accentuent, alors que les Etats-Unis quittent l’Afghanistan.

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Les marchés seront à l’écoute de la réunion de Jackson Hole fin août, mais je serais bien étonnée si son patron choisissait cette rencontre pour donner des indications immédiates aux marchés. La situation reste trop incertaine pour que les Banques Centrales modifient leur politique à très court terme. En revanche, la situation n’est plus tout à fait aussi uniforme qu’au début de la pandémie.

(Achevé de rédiger le 19 juillet 2021)

Bonne lecture et à bientôt !


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Valérie Plagnol X EAVEST



La reprise bat son plein et pourtant les rendements obligataires se tassent

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Le rebond marqué de l’activité économique au printemps s’est traduit par de nouveaux records sur les marchés action, à peine ternis par la remontée des taux d’intérêt à long terme. Ainsi le 10 ans T-bond, repassait au-dessus de 1,5% (de 1% à plus de 1,70%) dès le mois de mars.
Au vu de la vigueur de la reprise et de la hausse non moins sensible des prix mondiaux (graphique ci-dessous), on ne pouvait que douter d’un maintien quasi-indéfini des taux directeurs des banques centrales au plus bas, à commencer par la Reserve Fédérale des Etats-Unis. 

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Et de fait, le dernier comité du FOMC a bien pris acte de la vigueur de la reprise, laissant entendre (c’est du moins ce que les marchés ont conclu) que l’amorce de la normalisation monétaire était désormais pour 2023, plutôt que l’année suivante. Il s’agit là de la fin des taux directeurs à 0,25%. D’ici là, la Fed pourrait également suspendre quelques-unes de ses mesures d’aide et d’apport de liquidités d’urgence.

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Le retour de la « goldilock economy » ?

Cependant, depuis quelques semaines on assiste à un léger reflux des rendements à long terme, et un aplatissement de la courbe des rendements par sa partie longue, ramenant le taux 10 ans américain sous les 1,5% (à 1,47% début juillet). En Europe et sur la même période, le taux 10 ans OAT a perdu près de 18 pb ; il en est à peu près de même pour le taux du 10 ans Bund, revenu un peu plus en territoire négatif (graphique ci-dessous). De même, et comme le précisait Jérôme Powell lors de son intervention devant la Commission du Congrès fin juin, la mise à disposition d’importantes liquidités par la Banque Centrale a permis de contenir les spreads de crédit, et permis également aux municipalités d’emprunter largement pour faire face à l’urgence. 

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Rappelons que le marché des taux d’intérêt américains reste le marché directeur des dettes publiques mondiales. Depuis le printemps, plusieurs facteurs se combinent pour limiter la pression haussière des rendements :

– Aux Etats-Unis même, les négociations budgétaires se prolongent et le Président Biden se heurte toujours aux Sénateurs Républicains comme aux modérés de sa propre majorité, qui refusent de lui accorder les dépenses de relance promises à grands renforts de déclarations. De même, l’Administration présidentielle ne semble pas en mesure de faire passer les importantes hausses d’impôts que son aile gauche lui réclamait. A l’heure actuelle, le Président ne compterait plus que sur un budget de relance et d’infrastructures de l’ordre de 1 000 USD, bien loin des 6 000 milliards USD (sur 8 ans), au grand dam des plus radicaux. L’accord international sur un taux minimum d’imposition pour les multinationales n’est qu’un maigre pis-aller, loin d’être encore activé, et alors que la Secrétaire d’Etat au Trésor Janet Yellen entend relever l’IS à 28% (contre 21% actuellement).

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– La perspective d’un retrait progressif des facilités de crédit exceptionnelles liées à la pandémie, qui devrait se matérialiser progressivement à partir de l’été, encourage également les marchés.

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La rechute des taux des rendements s’inscrit également dans un contexte plus général, marqué par

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Sur le plan international, la hausse récente du dollar contre toutes devises signale un reflux des investisseurs vers des positions de refuge, qui privilégient la dette américaine. Les pressions croissantes sur certaines devises de pays émergents expliquent ces inquiétudes.

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La crainte d’une résurgence de la pandémie avec l’apparition de nouveaux variants. Les succès des campagnes de vaccination concernent principalement les Etats-Unis et l’Europe. L’Asie-Pacifique – peu touchée jusqu’à présent – est en retard (d’où le retour de périodes de confinements localisés ; mais également les risques de tensions politiques lorsque l’efficacité de certains vaccins est mise en doute). En revanche le déploiement du programme Covax en faveur des pays émergents reste encore insuffisant pour assurer une immunité collective satisfaisante. L’accélération de la production et des transferts de doses en direction des pays les plus démunis devrait porter ses fruits d’ici la fin de l’année. En attendant, la vitesse de contamination du nouveau variant Delta inquiète virologues et investisseurs, qui craignent une résurgence de la pandémie et de nouveaux confinements.

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Le tassement – bien qu’à un haut niveau – des indices d’activité, notamment en Chine, témoignerait de la persistance de goulots d’étranglement au point de créer des pénuries et de ralentir l’activité en provoquant des interruptions sur les chaînes de production.

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Ainsi, la seule perspective d’une modération (toute relative) budgétaire et d’un soutien continu mais moins massif de la Banque Centrale, dans un contexte d’anticipations inflationnistes contenues nous ramènerait-elle aux glorieuses années Greenspan dites des « Goldilock « ?

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Cette situation est-elle durable ?

L’histoire de ces 40 dernières années est celle d’une baisse tendancielle des rendements obligataires, qui accompagne le repli général des prix, le ralentissement de la croissance potentielle et l’intervention croissante des Banques Centrales, comme acteurs majeurs des marchés obligataires. Depuis le début des années 2000 (je me souviens pour ma part d’un discours de Ben Bernanke à propos de la déflation japonaise et de la nécessité d’éviter un tel écueil), la crainte des autorités monétaires comme des gouvernants est de se voir confrontés à la persistance de rendements réels positifs – c’est-à-dire comme le montre le graphique ci-dessous, un coût croissant de la dette, malgré son niveau nominal si bas, du fait d’une baisse encore plus marquée des prix. Les « décennies perdues » qu’a connu le Japon ont pris fin avec les « Abenomics » et le retour – forcé mais temporaire – de l’inflation (qui se traduisit par une croissance nominale supérieure aux rendements à 10 ans de la dette). L’intervention massive de la Banque Centrale du Japon à partir de 2013 a permis d’abaisser le niveau général des rendements de la dette publique. Cependant, cela s’est réalisé au prix d’un accroissement spectaculaire de son bilan (elle détient désormais près de 40% de l’encours de la dette totale du pays, qui s’élève à plus de 250% du PIB).

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Jusqu’ici tout va bien …

A la différence du Japon, depuis la crise de 2008, les rendements obligataires américains et européens mesurés en termes nominaux, sont restés inférieurs à la croissance. L’économiste Olivier Blanchard a rappelé qu’une telle situation était propice, dans la mesure où le coût de la dette était en quelque sorte « absorbé » par la croissance des recettes et l’érosion – même modeste – des prix. Cette observation, reprise par de nombreux experts, a donné lieu à de nombreuses propositions de soutien plus marqué à l’investissement public, notamment en matière d’infrastructures et de transition énergétique, au motif que le coût supplémentaire d’un tel effort ne pèserait pas durement sur les ménages (via l’impôt) ou les entreprises mais, au contraire, contribuerait à élever le niveau de la croissance potentielle.

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Mise dans cette perspective, la crise de la pandémie de la Covid, semble avoir fourni aux tenants de ces mesures le parfait terrain d’expérimentation. L’ampleur des fonds versés par les Etats (surtout en Europe et aux Etats-Unis) pour soutenir le pouvoir d’achat des ménages, a permis un rebond massif de la demande finale et de l’inflation, dans un contexte où :

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– Les Banques Centrales ont non seulement mis en œuvre des mesures d’intervention d’urgence, mais ont en plus pris des engagements de soutien monétaire plus long en faveur de la transition climatique (achats d’obligations vertes).

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– L’arrivée au pouvoir de Joe Biden a donné corps à des propositions de dépenses d’infrastructures et mesures d’aides sociales, ainsi qu’à des mesures transitoires de réduction des investissements dans les énergies fossiles.

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– L’accord européen pour le lancement d’un plan de relance piloté par la Commission Européenne et financé par un emprunt direct – et probablement plus tard des ressources propres – permet d’engager un processus de cet ordre, avec le soutien et l’engagement de l’Allemagne. La perspective d’un virage vert, lors des prochaines élections générales Outre-Rhin devrait confirmer ces engagements.

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Forts de cette expérience – semble-t-il – et s’appuyant sur une urgence climatique que nous sommes d’ailleurs loin de nier, certains veulent aller encore plus loin :

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– En proposant l’annulation pure et simple de la dette détenue par la Banque Centrale, afin de dégager de nouvelles marges de manœuvres de dépenses.

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– En proposant de recourir – par le soin de la monnaie virtuelle Banque Centrale en passe d’être mise en œuvre – à la « monnaie hélicoptère », c’est-à-dire la distribution directe d’argent (de pouvoir d’achat) dans la poche des consommateurs.

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Rappelons que la dette publique détenue par la Banque Centrale, est une créance du Trésor sur lui-même, l’annuler signifierait se faire du tort à soi-même (l’Institut Monétaire reverse au Trésor les bénéfices réalisés), mais surtout on risquerait :

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– De détruire la confiance des épargnants (en France près de 800 milliards d’euros de dette publique sont détenus par les particuliers principalement au travers des assurances-vie) ;

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– De provoquer des fuites de capitaux et des hausses de taux d’intérêt de la dette nationale, soudain menacée de se détacher du « parapluie » de l’euro ;

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– Si c’était le cas, finir par devoir relever les impôts (c’est déjà dans l’air du temps cf le rapport Tirole/Blanchard ).

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Du point de vue strict du débat économique, la crise de la Covid-19 semble avoir donné l’occasion d’initier certaines propositions de financement massif de l’économie, un retour en force d’un keynésianisme de combat, déjà défendu dans le cadre des suites de la crise des subprime.

Achevé de rédiger le 3 juillet 2021


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Bonne lecture et à bientôt !


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Valérie Plagnol X EAVEST

Grand Forum du Patrimoine 4ème édition !

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En direct du Grand Forum du Patrimoine, Franck Magne le fondateur d’EAVEST spécialiste des produits structurés répond aux questions de Fanny Berthon !

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L’équipe EAVEST

Le premier semestre 2021 se clôture avec des records de performance inégalés depuis 20 ans !

En effet, la bourse de Paris s’est envolée de plus de +17.23%, soit près de +1000 points sur cette période !

L’indice parisien n’est pas le seul à atteindre des performances impressionnantes, la grande majorité des bourses mondiales ont elles aussi progressé depuis le début de l’année avec une bonne nouvelle : les bourses européennes sont en tête de la course !

L’indice paneuropéen STOXX 600 a grimpé de +13,5 % et le DAX de +13,2 %,tous deux ayant récemment inscrit des records historiques. Outre-Atlantique, le Dow Jones et le Nasdaq ont progressé de plus de +12 % et le S&P 500 de +14 %. Ils évoluent tous les trois à des niveaux proches de leur plus haut historique.

Les catalyseurs haussiers à l’origine des performances observées depuis le creux de mars 2020 sont bien identifiés :

  • d’abord les interventionnismes monétaires et budgétaires : il faut dire que l’impact économique de la crise sanitaire a été moins violent qu’attendu, en grande partie grâce aux généreuses politiques publiques de soutien. Ainsi, après un premier semestre 2020 particulièrement difficile, les grandes entreprises cotées ont redressé la barre dès la deuxième partie de l’année.
  • puis les campagnes de vaccination, et enfin la réouverture des économies.

Concernant les performances de ce mois de juin : un CAC 40 à 6 507.83 points au 30/06/2021, soit une hausse sur le mois de +0.94% !

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Parmi les indices sponsorisés, toutes les valeurs sont en hausse avec une moyenne mensuelle des performances de +0.85% !

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La catégorie des indices sponsorisés « thématiques » affiche une performance moyenne mensuelle positive de +2.05% ! Notamment avec l’indice iStoxx® Global Fintech 30 NR Decrement 5% EUR qui connait une hausse de +6.82%!

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Les indices ISR sont également en hausse sur la période de juin avec une moyenne des performances de +0.54%!

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En ce qui concerne le second semestre, les rendez-vous seront nombreux, à commencer par les résultats du deuxième trimestre 2021 qui seront publiés dans les prochaines semaines. En août, le symposium de Jackson Hole sur les sujets de politique monétaire retiendra toute l’attention des acteurs de l’économie et des investisseurs. Enfin, en septembre, le calendrier politique en Europe braquera les regards sur les élections en Allemagne. Une inconnue persiste cependant en toile de fond : l’évolution de la situation sanitaire.

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Projections possibles :

Après une hausse de +17% au premier semestre, certains analystes voient un CAC 40 battre son record historique d’ici un an. La sortie de crise s’amorce sous de bons auspices : le moral des chefs d’entreprises est à son plus haut niveau depuis 2007, et la confiance des ménages est repassée en juin au-dessus de sa moyenne de long terme – pour la première fois depuis le début de la crise. Les indicateurs avancés sont également très bien orientés : l’estimation flash du PMI de juin en zone euro pointe vers la plus forte croissance de la région depuis 15 ans.

D’autres pensent qu’après une telle ascension – et compte tenu des connaissances historiques – une phase de respiration serait logique ainsi qu’une correction. De leur côté, les investisseurs s’inquiètent, d’une part des valorisations boursières déjà élevées, et d’autre part de la progression du variant Delta en Europe.

A l’heure actuelle, il apparaît difficile de mesurer avec exactitude l’ampleur de la reprise en 2022, ainsi que les conséquences de la propagation du variant Delta – si les vaccins en cours venaient à ne pas être aussi efficaces qu’envisagé.

Aussi – et même si pour le moment les évolutions sont à la hausse – il convient d’être prudent et de s’orienter vers des produits défensifs.

Nous continuons par ailleurs de privilégier certains secteurs pour qui la crise ne semble pas avoir d’impact. A titre d’exemple, le secteur du luxe qui a été le principal moteur de la hausse du CAC 40, grâce à l’envolée d’Hermès (+40 %) et aux belles performances de LVMH (+29 %), Kering (+24 %) et L’Oréal (+21 %). Ces groupes très internationalisés ont su tirer profit de la reprise précoce de la consommation en Chine et disposent d’un « pricing power » conséquent, c’est-à-dire d’une capacité à relever leurs prix sans faire chuter la demande.

Pour un suivi en temps réel, retrouvez chaque mois l’évolution de tous les indices sur le blog EAVEST !

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Sources : Reuters / Les Echos / Investeam


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Pour découvrir le sur-mesure, nous vous invitons dans nos bureaux à deux pas de l’avenue Montaigne ! 😉 

L’équipe EAVEST

« L’astronomie oblige l’âme à regarder vers le haut, et nous conduit de ce monde à un autre. » – Platon

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La conquête de l’espace profite à la balance commerciale de l’Europe !
 
Débordés par la communication triomphante de SpaceX – qui vient d’annoncer son centième tir de fusée réussi – les Européens ont tendance à développer un complexe d’infériorité. Ils n’avaient pourtant jusqu’à présent aucune raison de douter de leur statut privilégié sur ce secteur !
 
Au cours de la dernière décennie, la construction européenne de satellites a dégagé un surplus net de 640 millions de dollars par an, les services de lancement de 300 millions et les ventes d’équipements et de systèmes spatiaux de 150 millions. Qu’ils s’appellent Arianespace, Thales, Airbus, OHB, Telespazio, Sodern etc., les fabricants de satellites, de fusées et leurs équipementiers ont exporté pour 23,1 milliards de dollars au cours des dix dernières années (2011-2020).
 
Parmi les entreprises qui voient grand et se donnent les moyens d’atteindre leurs objectifs, trois d’entre elles font la différence.
 
Elon Musk, l’excentrique entrepreneur a un objectif beaucoup plus ambitieux : partir à la conquête de Mars. Il envisage d’ailleurs d’envoyer des humains sur la planète rouge en 2024 à bord de ses fusées Space X.
 
Vous cherchez une destination exotique pour votre prochaine voyage ? Moyennant 250 000 dollars, l’entreprise Virgin Galactic de Richard Branson vous propose de passer quelques minutes en apesanteur dans l’espace à bord d’une navette spatiale.
 
Enfin, la société Blue Origin de Jeff Bezos, fondateur d’Amazon, veut également placer des candidats en orbite. La fusée coiffée d’une capsule, New Shepard, a déjà atteint l’espace lors d’un vol à 107 km d’altitude… L’entreprise espère même commencer à offrir des croisières prochainement !
 
On terminera avec une citation d’Elon Musk :
 
“You want to wake up in the morning and think the future is going to be great – and that’s what being a spacefaring civilization is all about. It’s about believing in the future and thinking that the future will be better than the past. And I can’t think of anything more exciting than going out there and being among the stars.”
– Elon Musk

Proposition d’investissement

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Virgin Galactic Holdings est une entreprise aérospatiale qui propose des vols spatiaux habités aux particuliers et aux chercheurs. La société se concentre sur le développement d’un système de vol spatial pour offrir aux clients une expérience de plusieurs jours qui culmine par un vol spatial comprenant plusieurs minutes d’apesanteur et des vues de la terre depuis l’espace.

Son système de vol spatial se compose de trois éléments principaux : son avion porteur, son vaisseau spatial, et son moteur-fusée hybride.

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Amazon.com offre une gamme de produits et de services par le biais de ses sites Web. Les produits de la société comprennent des marchandises et des contenus qu’elle achète pour les revendre auprès de vendeurs et ceux proposés par des vendeurs tiers.

Blue Origin a été fondée par Jeff Bezos avec la vision de permettre un avenir où des millions de personnes vivent et travaillent dans l’espace au profit de la Terre. Afin de préserver la Terre, Blue Origin pense que l’humanité devra s’étendre, explorer, trouver de nouvelles ressources énergétiques et matérielles et déplacer les industries qui stressent la Terre dans l’espace. Blue y travaille aujourd’hui en développant des lanceurs partiellement et entièrement réutilisables, sûrs, peu coûteux et répondant aux besoins de tous les clients civils, commerciaux et de défense.

Tesla conçoit, développe, fabrique et vend des véhicules électriques et conçoit, fabrique, installe et vend des produits de génération d’énergie solaire et de stockage d’énergie. Les secteurs d’activité de la société sont l’automobile, la production et le stockage d’énergie.

SpaceX, constructeur spécialisé dans l’aérospatial, conçoit les lanceurs Falcon, les moteurs Merlin et Raptor ainsi que le vaisseau cargo Dragon qui assure le ravitaillement de la Station spatiale internationale (ISS). Installé à Hawthorne (Californie, États-Unis), SpaceX a été fondé en 2002 par Elon Musk qui est en aussi le dirigeant.

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L’équipe EAVEST

Le marché poursuit son ascension avec un mois de mai en hausse. Tout comme pour les mois d’avril et de mars les indices sont en hausse et ce malgré le contexte actuel. Les marchés restent soutenus par la générosité des banques centrales même si la question de l’inflation est arrivée sur la table ce mois-ci.

La confiance est toujours de mise sur les marchés actions. Malgré quelques mouvements les investisseurs continuent de faire abstraction de l’accélération de l’inflation, préférant se concentrer sur le rebond économique vigoureux favorisé par les progrès de vaccination contre le COVID-19.

Du côté Français, d’après IHS Markit, les grands groupes cotés de l’indice SBF 120 ont prévu de verser quelques 52 milliards d’euros de dividendes en 2021 (+42 % par rapport à 2020). Le niveau record de 70 milliards d’euros de 2019 ne devrait donc pas être atteint cette année.

La saison des publications de résultats trimestriels arrive à son terme. Le bilan est particulièrement bon de part et d’autre de l’Atlantique et le deuxième trimestre est attendu encore meilleur. La proportion d’entreprises ayant battu les attentes des analystes est de plus de 80 % aux Etats-Unis et d’environ 65 % en Europe. Les bonnes surprises ont surtout afflué dans les secteurs de la banque, du luxe et de l’automobile.

Du côté Américain, l’administration Biden table sur 6 011 milliards de dollars (+36,6 % par rapport à 2019) et confirme ses grands projets d’investissement dont l’American Jobs Plan pour les infrastructures et l’American Families Plan pour la réduction des inégalités. Outre ces projets, le budget 2022 prévoit une importante hausse des dépenses militaires et de sécurité intérieure (+8,6 %). Tout ceci sera majoritairement financé par des hausses d’impôts (de 21 à 28 % pour les bénéfices d’entreprises et de 23,8 à 43,4 % pour les gains en capital). Il faut maintenant voter le budget fédéral au Congrès : les discussions promettent d’être animées ces prochaines semaines !

Résultat du mois de mai : un CAC 40 à 6 447.17 au 31/05/2021, soit une hausse sur le mois de +2.83% !

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Parmi les indices sponsorisés, toutes les valeurs sont en hausse avec une moyenne mensuelle des performances de + 2.19% !

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La catégorie des indices sponsorisés « thématiques » affiche une performance moyenne mensuelle positive de 1.40% ! Notamment avec l’indice Solactive Europe & US Top Banks 2020 5% Index qui connait une hausse de + 5.53% !

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Les indices ISR sont également en hausse sur la période de mai avec une moyenne des performances de +2.11% !

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Retrouvez chaque mois l’évolution de tous les indices sur le blog EAVEST.

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Les indices MSCI sont la propriété exclusive de MSCI Inc. (“MSCI”). Les instruments financiers basés sur les indices MSCI  ne sont en aucune façon sponsorisés, avalisés, vendus ou promus par MSCI, ni par aucune des entités impliquées dans l’établissement des indices MSCI. Aucun acheteur, vendeur ou détenteur de ces instruments financiers, ou toute autre personne ou entité, ne doivent utiliser ou se référer à un nom commercial ou à une marque MSCI dans le but de parrainer, endosser, commercialiser ou promouvoir ces instruments financiers sans avoir contacté préalablement MSCI afin d’obtenir son autorisation. En aucun cas, toute personne ou entité ne peut prétendre à aucune affiliation avec MSCI sans l’autorisation écrite préalable de MSCI.

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La crainte d’une crise alimentaire ?

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Tous les ingrédients sont réunis pour alimenter cette théorie : depuis quelques semaines, les matières premières agricoles s’envolent sur les marchés alors que les revenus des ménages s’effondrent. Pour exemple à Paris, la tonne de blé s’échange contre 227 euros et l’huile de palme n’a jamais été aussi chère depuis les années 1990…

La hausse des cours se ressent déjà sur le porte-monnaie des consommateurs. La vigilance est d’autant plus grande que la situation actuelle présente des ressemblances inquiétantes avec la très grave crise alimentaire de 2007-2008.
Les ménages les plus pauvres sont les premières victimes – y compris dans les pays développés – puisqu’ils consacrent une large part de leur budget à l’alimentation, puis les pays dépendants des importations.

Pas de catastrophisme cependant car il existe des leviers :
– récupérer en partie les 30 % du maïs américain qui est transformé en éthanol.
– puiser dans les stocks de blé en Inde
– le riz reste produit en quantité suffisante et sert d’ailleurs de denrée de base pour près de 3 milliards d’individus dans le monde – notamment dans les pays pauvres.

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Du côté des matières premières industrielles ?


Les autorités chinoises cherchent en effet à limiter la flambée des cours des matières premières – les principaux marchés étant d’ailleurs dominés par les investisseurs particuliers qui alimentent, c’est un fait, la spéculation et la volatilité des prix.

Car non seulement elle renchérit les coûts de production, menace la croissance potentielle de la Chine, mais également détériore le pouvoir d’achat des citoyens chinois en alimentant une inflation galopante. Le contrôle des prix des matériaux – et avant tout des métaux – est donc une priorité absolue pour les autorités chinoises.
Comme souvent en Chine quand la volatilité des prix s’emballe, le gouvernement se tourne d’abord vers les marchés financiers – en l’occurrence ceux de matières premières.

Son objectif majeur consiste donc d’abord à calmer la spéculation – en punissant toute violation des règles de trading sur le minerai de fer et en rétrécissant les limites quotidiennes de variations maximales de prix. Enfin, des exigences en matière de marges réglementaires ont été renforcées, une réserve de capital pour absorber des pertes potentielles.

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Le fret maritime confirme la tendance


Largement dopé par l’envolée des matières premières, le Baltic Dry Index a atteint son plus haut niveau depuis 2010. En février dernier, le prix du transport maritime de matières premières en vrac avait plongé, il s’était même enfoncé en territoire négatif sur certains types de bateaux.

Il a maintenant repris des couleurs, les prix affichant même des niveaux jamais vus depuis 11 ans sur fond de reprise économique et de plans de relance massifs. Le Baltic Dry Index, qui donne une indication des coûts du fret de matières premières – minerais, charbon ou grains – sur une vingtaine de routes maritimes dans le monde, est d’ailleurs remonté à 3.240 points, son plus haut niveau depuis 2010.

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Le débat trouble sur l’inflation


La poussée actuelle des prix dans le monde annonce-t-elle une reprise de l’inflation ou n’est-elle que provisoire ? Les marchés auraient tendance à croire au scénario catastrophique, alors que les économistes optent plutôt pour un rapide retour à la normale – sous la poussée des forces déflationnistes, intactes.

Saurons-nous faire la distinction entre hausse de prix et inflation ? Une hausse des prix, des salaires et même des taux d’intérêt est, dans une certaine mesure, une remise à niveau qui peut être nécessaires C’est le cas aujourd’hui après la crise Covid-19.
Nous semblons être dans cette configuration, car l’inflation est une toute autre chose : un enchaînement des hausses – l’une appelant l’autre – les salaires s’indexant sur les prix, les prix remontant d’un cran, etc. dans une spirale incontrôlée.

Qui a raison ?
Sur le fond, les banques centrales et leurs économistes.
Les prix vont connaître un pic, les salaires augmenter et ces tensions vont sans aucun doute faire naître de la nervosité et de la volatilité. Après la surprise de la crise Covid, il est normal que la reprise soit forte et que des ajustements de prix s’en suivent.

Nos propositions :


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Bonne lecture et à bientôt !


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L’équipe EAVEST


La décision de retrait de la Bourse de Natixis a finalement été prise il y a quelques semaines, le conseil d’administration de Natixis ayant approuvé formellement – à l’unanimité – l’offre de rachat par sa maison-mère BPCE des 29 % de capital qu’elle ne détenait pas, au prix de 4 euros par action + dividendes.

Reste à voir le résultat de l’Offre Publique d’Achat (ou de Retrait) en juin prochain.

Les arguments de la BPCE sont nombreux pour soutenir la nécessité de cette opération – et notamment depuis l’émergence de la crise du coronavirus, car les inquiétudes de la communauté financière se concentrent sur un point faible des marchés : la dette des entreprises. Des années de taux extrêmement bas ont poussé les groupes à lever des montagnes de dette, une frénésie qui s’est alors logiquement accompagnée d’une dégradation de la qualité des émetteurs.
 
Quel impact pour les porteurs de produits structurés émis par NATIXIS ?
A priori, aucun.
La solidité financière de NATIXIS a toujours été garantie par BPCE.
Le porteur de produits structurés (donc d’obligation) devrait alors avoir maintenant un risque émetteur sur BPCE directement.

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RAPPEL

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Qu’est-ce que le risque émetteur ?

Un produit structuré sous format EMTN / BMTN / Certificat est considéré comme une obligation avec un remboursement lié à l’évolution d’un Sous-Jacent.

Par conséquent, et de la même façon qu’une obligation « classique », le premier risque d’un produit structuré est lié à son émetteur.
Si l’émetteur du produit structuré fait faillite, le remboursement de la formule du produit à l’investisseur ne pourra pas être assuré.
Si la solvabilité de l’émetteur se détériore, le cours peut chuter sur le marché secondaire.

Le choix de l’émetteur au moment de créer un produit sur mesure ou au moment de sélectionner un produit existant est alors important.

Comment apprécier le risque émetteur ?

Par le Rating

Il existe différents critères pour évaluer la qualité d’un émetteur. Le plus connu est sans doute la notation ou « rating ».
Les notations sont attribuées par les agences telles que Standard & Poor’s, Moody’s et Fitch.

Les notes décernées par ces spécialistes sont un instrument précieux pour l’investisseur. Leur rôle est clair : évaluer la solidité financière d’un émetteur et lui attribuer une note qui sera communiquée aux marchés.

Les notations sont abondamment utilisées dans le cadre réglementaire d’une part, et aussi dans les stratégies de nombreux investisseurs. Ce même cadre réglementaire s’est d’ailleurs beaucoup étoffé ces dernières années – et notamment en ce qui concerne les produits structurés – les investisseurs disposent maintenant de nombreuses informations et garanties pour faire leur choix en matière de produits financiers.
Les « ratings » se divisent en deux grandes catégories : « Investment Grade » et « High Yield ».
 
Dans la catégorie « Investment Grade » (ratings de AAA à BBB-) l’assise financière de l’émetteur est jugée solide : on estime qu’il pourra remplir sans difficultés ses obligations financières.
L’investisseur a toutes les chances de recevoir son remboursement à l’échéance, d’autant plus que la note est favorable.
 
Dans la catégorie « High Yield », la solidité de l’émetteur est moins bonne et l’obligation revêt une connotation spéculative.
Le remboursement à l’échéance est incertain, surtout si la note octroyée à l’émetteur est faible. Le risque de non-remboursement est important à partir de la note B-.
À la note CCC, l’émetteur est proche de la cessation de paiement, s’il n’y est pas encore…

Attention : les agences se basent sur les données disponibles (souvent historiques) à propos de l’émetteur et du marché où il opère. Elles ne sont donc pas en mesure de prédire les scénarios inattendus ou réagir rapidement à des dégradations soudaines de situations.

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Par le CDS (ou la prime de risque)

La prime de risque est la prime payée par l’émetteur en plus du taux d’intérêt d’un emprunt sans risque pour compenser le risque pris par l’investisseur.
Une hausse de la prime de risque entraîne une baisse du prix de l’obligation et inversement.
Le niveau du Credit Default Swap (CDS) matérialise la prime vue par le marché pour investir dans l’obligation d’un émetteur.
Le CDS peut évoluer dans un sens ou dans l’autre en temps réel. Il intègre tous les paramètres de marché lié à l’émetteur.
En période de haute conjoncture, quand l’activité dégage d’abondantes liquidités et renforce les profits, le risque de problèmes financiers est en général limité. Les entreprises qui veulent émettre des obligations peuvent se contenter de proposer un coupon un peu plus élevé que celui d’un emprunt d’État.
À l’inverse, quand la conjoncture se dégrade, comme c’est le cas actuellement, les entreprises risquent davantage des difficultés financières. Dans ces conditions, le CDS doit être plus important.
 
De même que la solvabilité des émetteurs eux-mêmes, différents types de titres possèdent des attributs innés en ce qui concerne les risques et les rendements dont ils sont assortis. Ces caractéristiques sont fonction du type d’émetteur, ce qui peut être implicite dans la définition du titre lui-même. Ces différences sont reflétées dans l’écart de rendement entre des titres concurrents. 
 
 
Nous l’aurons bien compris, les agences de notation restent des acteurs incontournables des marchés.
Mais la prise en compte des niveaux de CDS des émetteurs bancaires est maintenant indispensable pour une analyse complète de la situation.
 
EAVEST a mis en place des outils d’analyse et de suivi des différents émetteurs de produits structurés.
Sur notre site www.eavest.com vous pouvez retrouver la Term Sheet de vos produits structurés.
Celle-ci vous offre les caractéristiques exactes du produit, l’identité de l’Emetteur et du Garant.


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Bonne lecture et à bientôt !


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L’équipe EAVEST

Bonjour,

Le mois d’avril est sur la même longueur d’onde que celui de mars avec des indices en hausse et ce malgré la crise sanitaire.

Le marché semble être une nouvelle fois plus fort que la propagation du virus… La hausse du mois s’expliquerait grâce à l’accélération de la vaccination dans le monde – notamment aux Etats-Unis – ainsi qu’aux nouvelles mesures de déconfinement dans plusieurs pays de la zone euro. Également grâce aux différentes annonces de la FED et de la BCE de maintenir leurs taux directeurs stables.

Les données macroéconomiques et les résultats sont bons, mais la FED ne semble regarder ni l’un ni l’autre, si l’on décrypte son message du mercredi 28 avril. La situation sanitaire semble être son premier critère pour décider de sa politique monétaire.

Finalement, sans le dire, elle nous donne les indicateurs à suivre pour anticiper sa politique, une bonne nouvelle de plus probablement, car la visibilité sur la politique des banques centrales aide grandement les marchés et les investisseurs. Donc à la question de savoir quand les officiels de la Fed parleront de ‘tapering’, la réponse dépendra à priori davantage de la situation sanitaire que des progrès de l’économie US. Il devient alors plus facile d’identifier les risques, qui proviendraient des réticences des personnes restant à vacciner (60% aux Etats-Unis par exemple), ou d’une dégradation de la situation dans les pays émergents qui pourrait empêcher – entre autres – une reprise des déplacements vers ces zones, ou encore de problèmes d’approvisionnements en vaccins etc. A noter que la situation est actuellement assez préoccupante en Inde.

Résultat du mois d’avril : un CAC 40 à 6 269.48 au 30/04/2021, soit une hausse sur le mois de +3.33% !

Nous considérons que les indices actions européens sont vraiment sur un point haut. La volatilité n’est donc pas très élevée. A rappeler que techniquement, un niveau élevé de volatilité profite aux produits structurés de rendement (type Autocall ou Phoenix).

Nous préférerons ainsi nous tourner vers des actifs encore décotés tels que les valeurs bancaires ou les valeurs à forts dividendes (Euro Stoxx Select Dividend 30 : -1,27%). Ainsi les « values » sont de bons candidats pour construire des produits dans le contexte actuel.

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Parmi les indices sponsorisés, toutes les valeurs sont en hausse avec une moyenne mensuelle des performances de + 2.08% !

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La catégorie des indices sponsorisés « thématiques » affiche une performance moyenne mensuelle positive de +1.89% ! Notamment avec l’indice Nasdaq Yewno Global Innovative qui connait une hausse de + 5.77% !

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Les indices ISR sont également en hausse sur la période d’avril avec une moyenne des performances de +1.72% !

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Quelles perspectives pour les marchés dans les mois à venir ?

Le CAC40 a atteint un nouveau sommet annuel fin avril, correspondant aussi à un plus haut depuis novembre 2000. Avec des annonces de déconfinement et des mesures sanitaires qui semblent s’assouplir, le marché semble donc garder son optimisme.

Retrouvez chaque mois l’évolution de tous les indices sur le blog EAVEST.

Nous sommes à votre disposition pour aller plus loin dans l’analyse de ces sous-jacents et vous accompagner dans la création de produits sur mesure !

L’équipe EAVEST

 


Les indices ici évoqués sont purement systématiques, sans aucune contribution discrétionnaire d’aucunes parties.

Les règles des indices sont accessibles au public.


Avertissement de STOXX

STOXX et ses Concédants ne soutiennent, ne garantissent, ne vendent ni ne promeuvent en aucune façon les valeurs ou les titres financiers ou les options ou toute autre appellation technique basées sur les Indices et déclinent toute responsabilité liée au négoce des produits ou services basés sur les Indices.

Avertissement de l’indice CAC 40®

Euronext Paris S.A. détient tous droits de propriété relatifs à l’Indice. Euronext Paris S.A., ainsi que toute filiale directe ou indirecte, ne se portent garantes, n’approuvent, ou ne sont concernées en aucune manière par l’émission et l’offre de produit. Euronext Paris S.A., ainsi que toute filiale directe ou indirecte, ne seront pas tenues responsables vis-à-vis des tiers en cas d’inexactitude des données sur lesquelles est basé l’Indice, de faute, d’erreur ou d’omission concernant le calcul ou la diffusion de l’Indice, ou au titre de son utilisation dans le cadre d’une émission et d’une offre. L’Indice est accessible sur le site d’Euronext (www.euronext.com), ainsi que sur différents sites d’informations financières. « CAC 40® » et « CAC® » sont des marques déposées par Euronext Paris SA, filiale d’Euronext N.V.

Avertissement de SOLACTIVE

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