Vendredi 22 novembre 2019

Cap sur les banques !

New member on board !

 

Valérie PLAGNOL collabore désormais avec EAVEST !

 

L’occasion de vous proposer régulièrement des actualités économiques, études financières, et conseils en fonction de l’évolution des marchés.

Economiste, consultante indépendante, conseil en stratégie économique et en allocations d’actifs, Valérie Plagnol a été Directeur des Etudes Economiques pour d’importants établissements financiers en France et à l’Etranger.

Elle conseille actuellement des organisations telles que le BIPE en tant que chef économiste, le Cercle des Epargnants de Generali, qu’elle préside, le Werthstein Instituteroboadvisor, l’AFTE. Administrateur du Conservateur Finance, elle en est également le conseiller économique.

Professeur associée à l’EDHEC, elle y enseigne un cours de conjoncture économique.

 

Retrouvez ses commentaires et analyses sur son blog : www.vision-perspectives.fr

 

« Le secteur européen devrait continuer de mieux se porter »

 

« Quelle que soit l’issue des négociations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine et celle des élections britanniques, rien ne sera plus tout à fait comme avant.

Les raisons du ralentissement de l’activité sont antérieures et plus profondes que la guerre commerciale. Cette dernière est aussi le fruit d’une rivalité entre grandes puissances qui va au-delà de la question strictement commerciale. L’Amérique a retrouvé une certaine autonomie énergétique et avec elle la tentation du repli sur soi, ce qu’elle ne manque pas de montrer à ses alliés. Mais le peut-elle vraiment ? La Chine au-delà du retournement cyclique, touche à la limite de l’interventionnisme d’Etat dans une économie à revenu moyen et où l’endettement des entreprises pèse durement sur l’activité. La crise de Hong Kong révèle une défiance plus large à l’égard des ambitions politiques et économiques de la Chine. Ainsi, la guerre commerciale s’inscrit-elle dans le contexte d’une récession manufacturière qui touche aussi bien la Chine, l’UE que les Etats-Unis, et tout particulièrement l’automobile et la tech. Phase de transition bien sûr, à la recherche de nouveaux modes de croissance.

 

En cette fin d’année, l’activité mondiale connaît un moment de répit. L’emploi continue de progresser, la consommation des ménages soutient la demande domestique. Les principales banques centrales des Etats-Unis, d’Europe et du Japon, maintiennent ou rétablissent un environnement de crédit accommodant.

 

Dans ce contexte, le secteur bancaire européen devrait continuer de mieux se porter. La baisse des rendements et les taux d’intérêt négatifs ont pesé sur les banques européennes.

Deux correctifs viennent les soulager :

  • Le tiering de la BCE permet à nombre d’entre elles de se refinancer sur le marché à taux très bas, voire négatifs, et de placer une partie de leurs réserves à la BCE pour y être un peu rémunérées lorsqu’elles restent en deçà du seuil d’activation du taux de réserve de -0,5%
  • Les rendements sont remontés. En France le taux 10 ans OAT revient autour de 0%, une nette remontée de plus de 30 bp. La courbe s’est légèrement repentifiée depuis 1 mois, notamment sur le segment 2/8 ans.

 

La situation des banques s’améliore alors qu’elles restent actuellement plutôt sous valorisées. Le P/E actuel du Euro Stoxx Banks (SX7E) est de 10,08 (1).

Les stress test de la BCE sont de plus en plus reconnus pour leur rigueur et leur validité

La part des créances non recouvrables diminue dans les portefeuilles.

L’Allemagne semble prête à avancer sur le dossier du renforcement de l’union bancaire avec la mise en place du fond de garantie des dépôts.

 

Le risque de volatilité reste important et justifie de mettre en place des stratégies optionnelles pour profiter de ces évolutions. »

 

  1. Données Bloomberg au 22/11

 

Achevé de rédigé le 22/11/2019

 

Propositions pour investir sur le thème des banques

 

 

Vous voulez en savoir plus ?

Contactez nous !! 🙂

 

L’équipe EAVEST

  • Partager cet article