Vendredi 25 août 2023

Marché immobilier en difficulté, comment diversifier ses investissements ?

300 milliards d’euros, c’est le montant de la dette du géant chinois Evergrande qui fait trembler l’économie du pays, mais ce n’est que la partie visible de l’iceberg…

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Chine – une crise immobilière contagieuse ?

Les bourses mondiales s’inquiètent de l’impasse financière du deuxième plus grand promoteur chinois, Evergrande, qui cherche à renégocier 19 milliards d’euros de sa dette estimée à 275 milliards d’euros. Ainsi, une procédure de faillite a été lancée aux Etats Unis afin de gérer cette insolvabilité. Le groupe, dont la cotation a repris ce lundi 28 août après une phase de suspension de 17 mois, plonge de plus de 80%. Déjà au mois de juillet, le groupe avait annoncé une perte nette de plus de 100 milliards de dollars sur deux ans. Country Garden, premier promoteur du pays en termes de ventes selon le New York Times, est également incapable d’honorer sa dette de 150 milliards d’euros. Quant au groupe Sunac, autre géant chinois du secteur, il anticipe une perte d’environ 2 milliards d’euros sur la première moitié de l’année et a chuté de plus de la moitié de sa valeur en bourse jeudi dernier.

Les autorités chinoises tentent de relancer le secteur avec la mise en place d’un soutien au crédit et de nombreux investisseurs espèrent que Pékin reverra sa politique dite des trois lignes rouges, qui plafonne plusieurs ratios de dettes des promoteurs immobiliers chinois.

Ainsi, le secteur immobilier – qui était en grande partie responsable de la croissance à deux chiffres de la deuxième puissance économique mondiale – est devenu son maillon faible depuis 2020.  Pilier de l’économie chinoise, il représente environ 25% du PIB du pays et pourrait donc saborder son économie – et par contagion, celle du monde. Sa fragilité a déjà jeté un froid parmi les investisseurs, notamment les groupes financiers occidentaux tels que BlackRock et Allianz. En effet, dans notre ère de globalisation et au regard de la forte intégration économique et commerciale de la Chine avec le reste du monde, le scénario d’un effet domino est de plus en plus probable.

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La baisse estivale de la valeur des parts des SCPI

Le secteur immobilier est d’ailleurs également échaudé de l’autre côté de la grande muraille. En France, les SCPI (Société Civile de Placement Mobilier) pâtissent de la hausse des taux et de la conjoncture et Amundi, leader européen de la gestion d’actifs, a été le premier à annoncer fin juillet une baisse de la valeur des parts de ses trois SCPI. A noter que ces dernières regroupent plus de 9,1 milliards d’euros soit près de 10% de la totalité des SCPI en France. Ces réévaluations visent à refléter plus fidèlement la valorisation des actifs immobiliers suite aux récentes remontées des taux d’intérêt. A noter que d’autres sociétés de gestion comme BNP et HSBC REIM ont à leur tour acté une baisse des parts de leur SCPI phare.

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Le géant du bureau partagé sème le doute sur son avenir

De l’autre côté de l’Atlantique, WeWork, géant américain des espaces de travail partagés (dit coworking), a avoué qu’un doute pesait sur « la capacité de l’entreprise à poursuivre ses activités ». Et pour cause, si son chiffre d’affaires est en hausse, les pertes continuent de se creuser à près de 6 millions de dollars sur le premier semestre. Face à cette menace de dépôt de bilan, son action en bourse a chuté de plus de 80% depuis le début de l’année et une restructuration douloureuse semble inévitable.

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En somme, l’immobilier connaît des difficultés simultanément aux quatre coins du monde. Face à ce manque de visibilité, les investisseurs sont moins friands de cette classe d’actifs et arbitrent leurs positions en parts de SCP, SCPI et OPCI, dont la décollecte s’accélère, pour des solutions alternatives, notamment les produits structurés. Ils offrent un rendement potentiellement supérieur, connu au moment de la souscription et prévu dans le mécanisme du produit. Ce sont des solutions personnalisées qui peuvent être conçues pour tirer parti d’une variété de scénarios de marché. Dans le contexte actuel, ils peuvent l’être de manière à bénéficier de tendances économiques différentes de celles du marché immobilier. A noter que les produits peuvent être structurés de manière à offrir une certaine protection contre la baisse des marchés, ce qui est – de plus – rassurant lorsque qu’un secteur au poids non négligeable dans l’économie traverse une période de crise !

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